GARDINER JOHN ELIOT (1943- )

Carte mentale

Élargissez votre recherche dans Universalis

La révélation Monteverdi

En 1964, il fonde le Monteverdi Choir et le 5 mars de la même année dirige les Vêpres de la Vierge, de Monteverdi, dans la chapelle du King’s College. Dès 1967, il recueille un retentissant succès avec la nouvelle édition qu’il réalise lui-même de cette œuvre fondatrice.

En compagnie de cet ensemble vocal virtuose et d’une formation utilisant des instruments anciens – The English Baroque Soloists qui succède en 1978 à l’Orchestre Monteverdi qui avait rejoint le chœur en 1968 –, John Eliot Gardiner se révèle l’un des interprètes incontournables de toute la musique des xviie et xviiie siècles. Purcell, Buxtehude, Couperin, Vivaldi, Campra, Carissimi, Bach – il offrira en concert en 2000, à l’occasion du 250e anniversaire de la disparition du compositeur, l’intégrale de ses cantates sacrées –, Haendel et bien sûr Monteverdi, lui doivent, dans le respect de leurs styles particuliers un irrésistible regain de vitalité. Il élargit son répertoire à Rameau – une nouvelle publication de ses œuvres lyriques porte sa marque (Dardanus, Les Fêtes d’Ebé) – et dirige la création mondiale des Boréades en 1982 au festival d’Aix-en-Provence. Il s’illustre également dans les opéras de Mozart (La Flûte enchantée à Sadler’s Wells, 1969) et de Gluck (Iphigénie en Tauride au Covent Garden, 1973). À la tête de l’Orchestre de la radio canadienne C.B.C. de 1980 à 1983, il est parallèlement le directeur artistique du festival Haendel de Göttingen (1981-1986). Ses fonctions de directeur musical de l’Opéra de Lyon et de chef fondateur de son orchestre (1983-1986) lui donnent l’occasion de découvrir le monde de l’opérette (Les Brigands de Jacques Offenbach, La Veuve joyeuse de Franz Lehar) et d’approcher certaines partitions romantiques et contemporaines. En 1990, il fait ses débuts au festival de Salzbourg en dirigeant l’Orfeo de Monteverdi et celui de G [...]

John Eliot Gardiner

John Eliot Gardiner

Photographie

John Eliot Gardiner dirige le Monteverdi Choir et l'orchestre des English Baroque Soloists à l'occasion du festival de Santander, en août 2014, où il interprète les œuvres de quelques-uns de ses musiciens de prédilection : Bach, Haendel et Vivaldi. 

Crédits : Pedro Puente Hoyos/ EPA/ Corbis

Afficher


1  2  3  4  5
pour nos abonnés,
l’article se compose de 3 pages


Écrit par :

Classification


Autres références

«  GARDINER JOHN ELIOT (1943- )  » est également traité dans :

NORDDEUTSCHE RUNDFUNK DE HAMBOURG ORCHESTRE SYMPHONIQUE DU

  • Écrit par 
  • Alain PÂRIS
  •  • 466 mots
  •  • 1 média

Fondé en 1945 dans le cadre de la radio du nord de l'Allemagne (N.D.R.), l'Orchestre symphonique du Norddeutsche Rundfunk de Hambourg (N.D.R.-Sinfonieorchester) a été façonné par Hans Schmidt-Isserstedt, qui en a été le directeur musical pendant un quart de siècle (1945-1970) . Sous sa baguette, l'orchestre acquiert une solide tradition d'interprétation du répertoire classique et romantique allema […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/orchestre-symphonique-du-norddeutsche-rundfunk-de-hambourg/#i_12399

OPÉRA - Le renouveau de l'opéra baroque

  • Écrit par 
  • Ivan A. ALEXANDRE
  •  • 11 978 mots
  •  • 15 médias

Dans le chapitre « Rameau : le réveil »  : […] Remonté en scène à peu près en même temps que Monteverdi, Jean-Philippe Rameau eut à franchir d'autres obstacles. Ici, malgré une rupture analogue de toute tradition, le texte pose incomparablement moins de problèmes : ni cornet à bouquin, ni régale, ni chitarrone dans son orchestre, mais des hautbois, des bassons, des flûtes et des cordes parentes des nôtres. Rameau traverse d'ailleurs tout le […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/opera-le-renouveau-de-l-opera-baroque/#i_12399

LES TROYENS (mise en scène Y. Kokkos)

  • Écrit par 
  • Jean PAVANS
  •  • 1 165 mots
  •  • 1 média

Fasciné dès l'enfance par L'Énéide , Berlioz entreprit la composition des cinq actes des Troyens en 1856, livret et musique, à l'instigation amicale de la princesse Carolyne von Sayn-Wittgenstein, alors qu'il doutait amèrement du présent comme de l'avenir de sa carrière. Il acheva son ouvrage deux ans plus tard mais, de son vivant, seule la seconde pa […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/les-troyens/#i_12399

Pour citer l’article

Pierre BRETON, « GARDINER JOHN ELIOT (1943- ) », Encyclopædia Universalis [en ligne], consulté le 05 novembre 2019. URL : http://www.universalis.fr/encyclopedie/john-eliot-gardiner/