JEUX OLYMPIQUESLa notion d'amateurisme

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Aviron : Oxford-Cambridge, 1931

Aviron : Oxford-Cambridge, 1931
Crédits : Keystone-France/ Gamma-Rapho/ Getty Images

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Jules Ladoumègue, 1930

Jules Ladoumègue, 1930
Crédits : D.R.

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Le tournant de 1981

Sur la question de l'amateurisme comme dans d'autres domaines, tout change avec l'élection de Juan Antonio Samaranch à la présidence du C.I.O. le 16 juillet 1980. En septembre 1981, le C.I.O. tient à Baden-Baden le onzième congrès de son histoire. Juan Antonio Samaranch évoque de multiples pistes pour réformer le mouvement olympique, qu'il veut ancrer dans son époque. Parmi les mesures adoptées, il en est une qui met un terme à près d'un siècle d'immobilisme et à trente ans de supercherie : toute référence à l'amateurisme sera bientôt gommée de la Charte olympique. Dès lors, Samaranch souhaite que les Jeux s'ouvrent aux sportifs professionnels, « officiels » comme « officieux ». Les professionnels sont admis par étapes aux Jeux : footballeurs (s'ils n'ont jamais participé à la Coupe du monde) en 1984 ; tennismen en 1988... En 1992, le formidable spectacle proposé par les basketteurs multimillionnaires de la National Basketball Association (N.B.A.) qui composent la « Dream Team » des États-Unis constitue le symbole de l'ouverture des Jeux aux sportifs professionnels. Les cyclistes du Tour de France sont invités en 1996, les hockeyeurs de la N.H.L. en 1998. Seuls deux sports ne sont pas totalement ouverts aux professionnels : la boxe, car les règles sont très différentes pour les amateurs et les professionnels ; le football, car la F.I.F.A. craint que la présence aux Jeux des meilleurs footballeurs de la planète fasse un jour concurrence à sa Coupe du monde.

Il faut néanmoins attendre les années 2000 pour que les sportifs professionnels, habitués à organiser leur saison en fonction d'événements particuliers et historiquement fondamentaux pour un palmarès (Tour de France pour les cyclistes, tournois du Grand Chelem pour les tennismen, Championnat N.B.A. pour les basketteurs, Coupe Stanley pour les hockeyeurs sur glace...), fassent réellement du rendez-vous olympique une priorité. Enfin, si un titre olympique ne donne lieu à aucune récompense pécunia[...]

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Écrit par :

  • : historien du sport, membre de l'Association des écrivains sportifs

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Pierre LAGRUE, « JEUX OLYMPIQUES - La notion d'amateurisme », Encyclopædia Universalis [en ligne], consulté le 12 novembre 2018. URL : http://www.universalis.fr/encyclopedie/jeux-olympiques-la-notion-d-amateurisme/