JEUX OLYMPIQUESLa notion d'amateurisme

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Aviron : Oxford-Cambridge, 1931

Aviron : Oxford-Cambridge, 1931
Crédits : Keystone-France/ Gamma-Rapho/ Getty Images

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Jules Ladoumègue, 1930

Jules Ladoumègue, 1930
Crédits : D.R.

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Deux épreuves d'athlétisme particulières sont inscrites au programme olympique des Jeux de Stockholm en 1912 : le pentathlon et le décathlon. Celles-ci combinent courses, sauts et lancers, ce qui doit permettre de couronner un sportif complet. Les Suédois sont ravis, car ils présentent trois concurrents redoutables, Hugo Wieslander, qui a établi en 1911 le record du monde du pentathlon et a battu trois fois le record du monde du décathlon, Charles Lomberg et Gösta Holmér. Or, à la surprise de tous, c'est l'Américain Jim Thorpe, un Indien né dans une réserve de l'Oklahoma, qui remporte les deux épreuves en dominant très nettement tous ses rivaux. Il réalise de formidables performances : dans le décathlon, il devance Hugo Wieslander de près de 700 points, un écart record qui ne sera jamais égalé aux Jeux. Ses exploits lui valent l'admiration des Suédois, dont l'esprit sportif et le fair-play ne sont pas une légende ; il est même chaudement félicité par le roi Gustave V. De retour aux États-Unis, Wa-Tho-Huck (« Sentier brillant ») – c'est le nom indien de Jim Thorpe – se voit fêté comme un héros national : au regard de la discrimination raciale qui sévit alors aux États-Unis et de la condition qui est celle des Indiens, ce triomphe constitue sans doute le plus beau des succès de Jim Thorpe. Même le président William Howard Taft lui adresse une lettre de félicitations : « J'ai grand plaisir à vous féliciter pour vos magnifiques victoires aux jeux Olympiques. Vos exploits sont de ceux dont on peut être fier ; ils constituent un précieux encouragement pour tous ceux qui seront tentés de s'inspirer de l'exemple du plus valeureux de tous les citoyens américains. »

Mais, en 1909, Jim Thorpe évolua au sein de l'équipe professionnelle de base-ball de Rocky Mount (Caroline du Nord), dans une ligue mineure : il toucha pour cela quelques poignées de dollars. Surtout, contrairement à nombre de ses partenaires désireux de conserver leur statut «  [...]

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Écrit par :

  • : historien du sport, membre de l'Association des écrivains sportifs

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Pierre LAGRUE, « JEUX OLYMPIQUES - La notion d'amateurisme », Encyclopædia Universalis [en ligne], consulté le 16 juin 2019. URL : http://www.universalis.fr/encyclopedie/jeux-olympiques-la-notion-d-amateurisme/