JEUX OLYMPIQUESLa Chine et les Jeux

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Vers le retour aux Jeux

Les années 1970 voient une inflexion de la politique chinoise : officiellement, l'heure est toujours à la « révolution culturelle », mais celle-ci se fait moins draconienne. Sur le plan international, le divorce entre la Chine et l'U.R.S.S. est consommé. L'Occident tient l'occasion de se rapprocher de Pékin afin d'isoler le bloc de l'Est en cette époque de guerre froide : la diplomatie « ping-pong » (une équipe de tennis de table américaine se rend en Chine en avril 1971 pour une série de matchs-exhibitions contre des pongistes chinois) ouvre la voie à la visite d'Henry Kissinger en Chine en juillet 1971 ; en octobre de la même année, les États-Unis lèvent leur veto et la République populaire intègre l'O.N.U., où elle remplace la République de Chine (Taïwan). Par ailleurs, en 1972, lord Killanin succède à l'inflexible Avery Brundage au poste de président du C.I.O., ce qui peut favoriser le rapprochement entre la Chine communiste et le mouvement olympique. À partir de 1973, Pékin entame des démarches pour s'affilier à plusieurs fédérations internationales de sports ; en 1975, dix des vingt-sept fédérations internationales de sports ont déjà intégré la République populaire et exclu Taïwan. En mai 1975, le C.I.O., réuni en session à Lausanne, examine la demande de réadmission de la Chine populaire : sous la pression de l'U.R.S.S., il ne donne pas son accord et repousse l'examen de la question, lequel interviendra après les Jeux de Montréal en 1976. De ce fait, le Canada se trouve en situation délicate : il reconnaît la Chine populaire sur le plan diplomatique depuis avril 1970, alors que, pour le C.I.O., la seule Chine demeure celle de Taïpei. Le 28 mai 1976, Pierre Elliott Trudeau, le Premier ministre canadien, rappelle que son gouvernement ne reconnaît plus qu'une Chine, la République populaire de Pékin ; en conséquence, les sportifs taïwanais ne sont pas autorisés à concourir sous le drapeau de la « République de Chine » : Taïwan décide de ne pas participer [...]

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Écrit par :

  • : historien du sport, membre de l'Association des écrivains sportifs

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Pour citer l’article

Pierre LAGRUE, « JEUX OLYMPIQUES - La Chine et les Jeux », Encyclopædia Universalis [en ligne], consulté le 14 octobre 2021. URL : https://www.universalis.fr/encyclopedie/jeux-olympiques-la-chine-et-les-jeux/