JEUX OLYMPIQUESLa Chine et les Jeux

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L'avant-Mao Zedong

Durant plusieurs décennies, l'Empire du Milieu compte pour quantité négligeable au sein du mouvement olympique. Le Comité olympique chinois voit certes le jour dès 1910, mais il faut attendre 1922 pour que le C.I.O. coopte un Chinois : Cheting T. Wang, diplomate et membre influant du Guomindang, intègre l'institution. Dix ans plus tard, la Chine envoie pour la première fois une délégation aux Jeux, celle-ci se réduisant à sa plus simple expression : l'athlète Liu Changchun, seul concurrent chinois, participe aux 100 et 200 mètres à Los Angeles. À Berlin, en 1936, soixante-dix-huit Chinois prennent part aux compétitions, sans remporter la moindre médaille.

La première incursion « politique » de la Chine au sein du mouvement olympique se produit l'année suivante : Cheting T. Wang tente sans succès de convaincre ses collègues du C.I.O. de retirer l'organisation des Jeux de 1940 à T̄okȳo, car le Japon occupe la Mandchourie et poursuit son entreprise belliciste vis-à-vis de la Chine. Puis deux autres Chinois intègrent le C.I.O. (Kong Xiangxi en 1939, Tung Shouyi en 1947), conférant au pays une nouvelle importance olympique. Cinquante-neuf sportifs chinois sont présents en 1948 aux Jeux de Londres, mais aucun d'entre eux n'obtient la moindre médaille.

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Écrit par :

  • : historien du sport, membre de l'Association des écrivains sportifs

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Pierre LAGRUE, « JEUX OLYMPIQUES - La Chine et les Jeux », Encyclopædia Universalis [en ligne], consulté le 26 juin 2019. URL : http://www.universalis.fr/encyclopedie/jeux-olympiques-la-chine-et-les-jeux/