JEUX OLYMPIQUESL'Afrique et les Jeux

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Les décolonisations et le panafricanisme sportif

En 1960, le temps est aux décolonisations, notamment en Afrique. Ce processus se matérialise aux jeux Olympiques par l'arrivée de pays africains nouvellement indépendants : Maroc, Soudan, Tunisie sont pour la première fois conviés au rendez-vous quadriennal ; douze nations africaines sont représentées à Rome (elles n'étaient que six en 1956 à Melbourne). Le mouvement s'amplifie au fil des éditions : Algérie, Cameroun, Congo-Brazzaville, Côte d'Ivoire, Madagascar, Mali, Niger, Sénégal, Tanganyika participent aux Jeux à T̄okȳo en 1964 ; Sierra Leone et Centrafrique envoient une délégation aux Jeux de Mexico en 1968 ; Dahomey (Bénin), Gabon, Haute-Volta (Burkina Faso), Lesotho, Malawi, Swaziland, Togo rejoignent les Jeux en 1972 à Munich, où trente pays africains sont représentés.

Néanmoins, les décolonisations ne signifient pas l'émancipation pour le sport africain, qui va s'appuyer sur le panafricanisme prôné par Kwame Nkrumah pour se structurer. Par exemple, la France, amputée de la plupart de ses colonies, lesquelles lui ont fourni de multiples champions (Boughera El Ouafi, Alain Mimoun...), ne se résigne pas pour autant à abandonner ses sphères d'influence, notamment en Afrique. Cette politique passe aussi par le sport. Rappelons que la nationalité française ne fut octroyée de plein droit aux habitants des colonies qu'en 1946 et que le régime de l'indigénat ne fut officiellement aboli qu'en 1947, ce qui signifiait l [...]

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Écrit par :

  • : historien du sport, membre de l'Association des écrivains sportifs

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Pierre LAGRUE, « JEUX OLYMPIQUES - L'Afrique et les Jeux », Encyclopædia Universalis [en ligne], consulté le 27 juin 2019. URL : http://www.universalis.fr/encyclopedie/jeux-olympiques-l-afrique-et-les-jeux/