INGRES JEAN AUGUSTE DOMINIQUE (1780-1867)

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La carrière d'un prix de Rome

Jean Auguste Dominique Ingres naquit à Montauban. Il reçut de son père, le décorateur Jean Marie Joseph Ingres (1755-1814), ses premières leçons de peinture, avant d'entrer très jeune, en 1791, à l'académie de Toulouse où il eut pour maîtres G. J. Roques (1756-1847), J. Briant (1760-1799) et le sculpteur J. P. Vigan ( ? - 1829). Élève de David à Paris, à partir de 1797, il devait remporter, en 1800, un second Grand Prix de peinture, et l'année suivante, en 1801, le premier Grand Prix avec le sujet : Les Ambassadeurs d'Agamemnon et des principaux de l'armée des Grecs, précédés des hérauts, arrivent dans la tente d'Achille pour le prier de combattre (Paris, École des beaux-arts). En attendant son départ pour la Villa Médicis, Ingres peint les portraits de La Famille Rivière (Louvre) et de La Belle Zélie (musée de Rouen). Son Bonaparte, premier consul (musée de Liège) est une réussite qui éclipse le portrait peint à la même époque par Greuze (musée de Versailles), et il reçoit la commande du Portrait de l'Empereur (Paris, musée de l'Armée) pour la Chambre des députés.

Envoyé comme pensionnaire à la Villa Médicis de 1806 à 1811, il fait parvenir en France les travaux obligatoires que réclame l'Académie : Œdipe et le Sphinx (1808, musée du Louvre), la Baigneuse dite « de Valpinçon » (1808, musée du Louvre), Jupiter et Thétis (1811, musée d'Aix-en-Provence) sévèrement jugés par la classe des Beaux-Arts de l'Institut qui y voit, non sans raison, une transposition trop originale des leçons de David. Ingres décide alors, après son pensionnat, de rester à Rome, et, pour vivre, il se voit obligé d'exécuter de multiples commandes de portraits, peints (Madame de Senones, 1816, musée de Nantes) ou dessinés (Madame Destouches, 1816, musée du Louvre). Il peint cependant, en 1812, pour le palais impérial de Monte Cavallo, au Quirinal, Romulus vainqueur d'Acron (musée du Louvre) et Le Songe d'Ossian (musée de Montauban), et pour la villa Aldobrandini Virgile lisant l'Énéide devant Auguste (musée de Toulouse). Mais [...]

Œdipe et le Sphinx, Ingres

Photographie : Œdipe et le Sphinx, Ingres

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Jean-Auguste-Dominique Ingres (1780-1867), Œdipe et le Sphinx, 1808. La victoire d'Œdipe signifie l'écroulement d'une mentalité superstitieuse et obscurantiste que soutenait l'adhésion sans réserve à la croyance aux puissances mythologiques. Huile sur toile (H. 1,89 m ; L. 1,44 m). Musée... 

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Œdipe et le Sphinx, Ingres

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La Grande Odalisque, J. A. D. Ingres

La Grande Odalisque, J. A. D. Ingres
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Le Compositeur Cherubini et la muse de la poésie lyrique, J. D. A. Ingres

Le Compositeur Cherubini et la muse de la poésie lyrique, J. D. A. Ingres
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La Petite Baigneuse, J. A. D. Ingres

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  • : chargé de mission auprès du directeur des Musées de France

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Pour citer l’article

Jean LACAMBRE, « INGRES JEAN AUGUSTE DOMINIQUE - (1780-1867) », Encyclopædia Universalis [en ligne], consulté le 02 février 2021. URL : https://www.universalis.fr/encyclopedie/jean-auguste-dominique-ingres/