MANDER JANE (1877-1949)

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L'écrivain néo-zélandaise Jane Mander est connu pour ses romans réalistes évoquant son pays natal et abordant sans détour les questions de sexe et de religion. Ils furent systématiquement mal accueillis par ses compatriotes, qui désapprouvaient son franc-parler et son anticonformisme.

Née en 1877 à Ramarama, village de pionniers situé non loin d'Auckland, Mary Jane Mander grandit dans les confins septentrionaux de la Nouvelle-Zélande et fréquente peu l'école. À l'âge de quinze ans, elle devient institutrice tout en terminant son cursus secondaire avec l'aide d'un tuteur. Quand son père achète le quotidien Northern Advocate, la jeune femme y travaille en tant que reporter de 1902 à 1906. En 1910, elle donne également des articles au Maoriland Worker sous le pseudonyme de Manda Lloyd. En 1912, elle part pour New York étudier le journalisme à l'université Columbia. Durant son séjour aux États-Unis, elle s'implique dans le mouvement suffragiste et publie ses trois premiers romans, dont l'action se situe dans les espaces vierges de la Nouvelle-Zélande. Les femmes indépendantes que décrivent ces trois ouvrages sont en partie des autoportraits.

The Story of a New Zealand River (1920, Histoire d'un fleuve en Nouvelle-Zélande), qui a peut-être inspiré Jane Campion dans The Piano (1993, La Leçon de piano), figure parmi les premiers romans majeurs publiés en Nouvelle-Zélande. Il oppose la dure vie que mène dans une colonie isolée une femme seule cultivée et éduquée, aux valeurs sociales et morales strictes, et celle dont jouit sa fille aux mœurs plus libres, qui trouve du travail en Australie et s'y installe avec son amant. Parmi les autres romans de Jane Mander, citons The Passionate Puritan (1921), évocation d'une jeune enseignante pleine de vie habitant dans une zone éloignée et attirée par un homme marié irresponsable, ainsi que The Strange Attraction (1922), où une autre jeune femme tente de trouver son indépendance financière et amoureuse dans une région peu explorée. En 1923, Jane Mander s'installe à Londres, où elle publie trois nouveaux romans, Allen Adair (1925), dernier ouvrage qui prenne pour décor son pays natal, The Besieging City (1926), dont l'intrigue se déroule à New York, et Pins and Pinnacles (1928), qui choisit Londres et Paris pour toile de fond. Rentrée en Nouvelle-Zélande en 1932, elle se contente d'écrire pour la presse. Elle s'éteint en 1949 à Whangarei, dans l'île du Nord.

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Pour citer l’article

« MANDER JANE - (1877-1949) », Encyclopædia Universalis [en ligne], consulté le 20 mai 2020. URL : http://www.universalis.fr/encyclopedie/jane-mander/