SCHIMMELPENNINCK JAN RUTGER comte de (1761-1825)

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Homme politique néerlandais, né le 31 octobre 1761 à Deventer, mort le 15 février 1825 à Amsterdam.

Avocat installé à Amsterdam en 1784, Jan Rutger, comte de Schimmelpenninck, devient un membre actif du comité révolutionnaire des « patriotes » en 1794. Il dirige cette organisation lorsqu'elle dépose le stathouder héréditaire de Hollande, le prince Guillaume V d'Orange, en janvier 1795. Président du conseil municipal en 1796, Schimmelpenninck siège également en tant que délégué élu lors de la première et de la seconde Assemblée nationale (1796-1798) de la nouvelle République batave (anciennes Provinces-Unies). Il prend ainsi la tête d'un groupe de députés modérés qui rédige une Constitution de compromis visant à satisfaire tant les unitaristes (favorables à un gouvernement unitaire) que les fédéralistes (partisans d'un gouvernement fédéral).

Après le rejet de la Constitution par les deux factions extrémistes, un coup d'État organisé en juin 1798 impose un gouvernement unitaire. Schimmelpenninck est alors nommé ambassadeur auprès de la France (1798-1802), où il gagne la confiance de Napoléon. Il assume ensuite cette fonction auprès de la Grande-Bretagne jusqu'à ce que la guerre éclate entre ce pays et la France en 1803, anéantissant ses efforts pour maintenir la neutralité de la République. Estimé par Napoléon, il est renvoyé en France en tant qu'ambassadeur dès la même année. Lorsque l'empereur impose un changement de gouvernement à la République batave en 1805 et la transforme en Commonwealth, il nomme Schimmelpenninck grand-pensionnaire et lui confie la direction du gouvernement. En un an, ce dernier réforme radicalement le système fiscal et le système éducatif, reconnaissant toutes les écoles confessionnelles (catholiques, protestantes et juives) et leur octroyant des aides. En 1806, Napoléon Ier le démet cependant de ses fonctions et transforme le Commonwealth en un royaume de Hollande qu'il confie à son frère Louis Bonaparte. Schimmelpenninck se retire alors du gouvernement en 1806 mais revient sur la scène publique lorsque Napoléon le nomme comte de l'Empire français et lui octroie un siège au Sénat en 1811. De retour dans son pays en 1813 après la chute de l'Empire, Schimmelpenninck siège à la chambre haute du nouveau royaume des Belgiques de 1815 à 1821.

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Dans le chapitre « Révolution et restauration 1780-1830 »  : […] Comme ailleurs en Europe occidentale, la République fut le théâtre d'un changement de mentalité surtout sensible à partir de 1780. Le mouvement des Patriotes connut d'abord des succès, mais, sitôt la maison d'Orange menacée, la Prusse intervint (1787) et l'ancien conservatisme subsista avec ses privilèges, ses abus et sa corruption. La République fut épargnée par les premières phases de la Révolu […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/pays-bas/#i_36097

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« SCHIMMELPENNINCK JAN RUTGER comte de (1761-1825) », Encyclopædia Universalis [en ligne], consulté le 25 mai 2019. URL : http://www.universalis.fr/encyclopedie/jan-schimmelpenninck/