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Portrait de Palmiro Togliatti (1948)

Portrait de Palmiro Togliatti (1948)
Crédits : Hulton Getty

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Giuseppe Saragat, 1964

Giuseppe Saragat, 1964
Crédits : Hulton Getty

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Alcide De Gasperi, 1951

Alcide De Gasperi, 1951
Crédits : Hulton Getty

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Aldo Moro, 1963

Aldo Moro, 1963
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Nom officielRépublique italienne (IT)
Chef de l'ÉtatSergio Mattarella (depuis le 3 février 2015)
Chef du gouvernementGiuseppe Conte (depuis le 1er juin 2018)
Note :
CapitaleRome
Langue officielleitalien 2
Note : L'allemand et le français sont également des langues officielles locales, respectivement dans les régions du Trentin-Haut-Adige et du Val d'Aoste

Les bouleversements des années quatre-vingt-dix

La disparition du communisme

La décision, prise par le secrétaire général du P.C.I., Achille Occhetto, le 12 novembre 1989, sous la pression des événements d'Europe de l'Est, de mettre fin à l'expérience communiste et de fonder un nouveau parti est évidemment de nature à modifier radicalement le système partisan italien. L'effondrement d'un des deux grands piliers de ce système ne peut laisser indemne l'autre pilier, la Démocratie chrétienne. Plus, en effet, que la représentation des valeurs chrétiennes, c'est l'anticommunisme qui justifie et assure l'unité politique des catholiques. L'ennemi disparaissant, la pluralité des options redevient possible et légitime.

Les conséquences ne sont pas moins importantes à gauche. Pour les communistes eux-mêmes d'abord : le débat passionné qui suit la proposition d'un changement total d'identité fait éclater un parti qui avait maintenu au moins l'apparence du monolithisme. À des militants désorientés et souvent même révoltés, la direction apparaît profondément divisée et indécise. Au congrès de Rimini, qui ratifie la mort du P.C.I. et la naissance du Parti démocratique de la gauche (P.D.S.), la minorité orthodoxe rassemblée autour du vieux militant prosoviétique Armando Cossutta et du syndicaliste Sergio Garavini fait sécession et fonde le nouveau parti Rifondazione comunista. Au cours de l'année, il reçoit l'adhésion du petit parti d'extrême gauche Democrazia proletaria, puis des anciens leaders du Manifesto. Cette scission ne rend pas le P.D.S. beaucoup plus homogène. L'aile gauche, sous la conduite de Pietro Ingrao, partage certes les options démocratiques de la direction, mais refuse la renonciation à un projet de transformation radicale de la société que semble impliquer la disparition du qualificatif communiste. Sur les thèmes de l'anticapitalisme, de l'antisocialisme et du pacifisme, elle est plus proche de Rifondazione que du P.D.S. L'aile droite, dont le principal leader est Giorgio Napolitano, est également en désaccord avec Occh [...]

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Geneviève BIBES, Marc LAZAR, « ITALIE - La vie politique depuis 1945 », Encyclopædia Universalis [en ligne], consulté le 21 septembre 2019. URL : http://www.universalis.fr/encyclopedie/italie-la-vie-politique-depuis-1945/