ITALIELa vie politique depuis 1945

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Nom officielRépublique italienne (IT)
Chef de l'ÉtatSergio Mattarella (depuis le 3 février 2015)
Chef du gouvernementGiuseppe Conte (depuis le 1er juin 2018)
Note :
CapitaleRome
Langue officielleitalien 2
Note : L'allemand et le français sont également des langues officielles locales, respectivement dans les régions du Trentin-Haut-Adige et du Val d'Aoste

La troisième phase du système politique : unité nationale ou centre gauche renouvelé ?

L'expérience de grande coalition (1976-1979)

Le gouvernement homogène démocrate-chrétien formé en juillet 1976 par Guilio Andreotti avec l'abstention du P.C.I. introduit en Italie une forme de grande coalition dont la spécificité est due à la nature particulière du P.C.I. D'où la politique des petits pas adoptée pour sa mise en place : de la simple abstention à l'accord sur le programme en juillet 1977 et au vote en faveur du quatrième gouvernement Andreotti le 16 mars 1978 dans l'élan unitaire suscité par l'enlèvement le même jour d'Aldo Moro par les Brigades rouges. D'où aussi le caractère limité d'une alliance parlementaire (il n'y aura pas de ministres communistes). Malgré les termes de « compromis historique » ou de « troisième phase » qui semblent indiquer l'entrée du pays dans un nouveau cycle politique, l'expérience d'unité nationale, imposée par les circonstances, se révèle éphémère. Les communistes comprennent vite la vulnérabilité de leur position au « milieu du gué » (plus dans l'opposition et pas encore au gouvernement) qui les expose à toutes les attaques. Le P.S.I., sous la conduite de son nouveau secrétaire Bettino Craxi, élu en 1976, engage avec le P.C.I. une dure polémique, à la fois sur le thème de la révision incomplète du passé (références idéologiques, liens avec l'U.R.S.S., organisation interne) et sur la politique actuelle de rigueur économique et policière. Dès 1977, la rupture entre le P.C.I. et une large partie de la culture de gauche et de la jeunesse est consommée, comme en témoigne l'expulsion du secrétaire général de la C.G.I.L., Luciano Lama de l'université de Rome par les étudiants ou la grande manifestation des autonomes à Bologne. La base même du parti est la proie d'un malaise croissant. Elle comprend mal l'entente avec la D.C. présentée depuis trente ans comme l'ennemi de classe. Elle admet encore plus difficilement la politique d'austérité entérinée par la C.G.I.L. lors du congrès de Eur en févrie [...]

Assassinat d'Aldo Moro, 1978

Assassinat d'Aldo Moro, 1978

Photographie

Le corps criblé de balles d'Aldo Moro, ancien Premier ministre italien et chef de la Démocratie chrétienne, est retrouvé dans le coffre d'une voiture dans une rue de Rome, le 10 mai 1978. Enlevé le 16 mars 1978 par les Brigades rouges, Aldo Moro fut assassiné le 9 mai 1978, après que le... 

Crédits : Gianni Giansanti/ Gamma-Rapho/ Getty Images

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Portrait de Palmiro Togliatti (1948)

Portrait de Palmiro Togliatti (1948)
Crédits : Hulton Getty

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Giuseppe Saragat, 1964

Giuseppe Saragat, 1964
Crédits : Hulton Getty

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Alcide De Gasperi, 1951

Alcide De Gasperi, 1951
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Aldo Moro, 1963

Aldo Moro, 1963
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Geneviève BIBES, Marc LAZAR, « ITALIE - La vie politique depuis 1945 », Encyclopædia Universalis [en ligne], consulté le 14 janvier 2020. URL : http://www.universalis.fr/encyclopedie/italie-la-vie-politique-depuis-1945/