IRAK

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Nom officielRépublique d'Irak (IQ)
Chef de l'ÉtatBarham Salih (depuis le 2 octobre 2018)
Chef du gouvernementMustafa Al-Kadhimi (depuis le 7 mai 2020)
CapitaleBagdad
Langues officiellesarabe, kurde
Unité monétairedinar irakien (IQD)
Population38 245 000 (estim. 2019) 2
Note : Inclut plus d'un million d'Irakiens réfugiés dans les pays voisins
Superficie (km2)434 128

La dégénérescence du communautarisme

Le paradoxe de l’homme fort

Au cours de son second mandat (décembre 2010-août 2014), Nouri Al-Maliki dirige un cabinet qui se veut d’union nationale, mais dont aucune composante n’est solidaire de son action. Cette formule d’inclusion des Kurdes et des Arabes sunnites dans un gouvernement dominé par les partis religieux chiites a été encouragée par les États-Unis de peur de voir le pays majoritairement chiite basculer sous l’emprise de l’Iran. Or elle ne fonctionne pas et finit par produire graduellement une paralysie politique et administrative générale quand elle n’engendre pas des crises à répétition. En effet, il apparaît clairement que le système politique érigé depuis 2003 assigne à chaque Irakien une identité ethnique et/ou confessionnelle impossible à transcender en s’adressant aux électeurs sur une base citoyenne. La majorité démocratique se confond avec la majorité démographique : chaque composante exige une portion politique et économique équivalente à son supposé poids démographique et vote pour des candidats exclusivement issus de ses rangs et sans autre programme que de vouloir la défendre contre les autres. Pourtant, hormis la reconnaissance explicite de l’identité kurde et du principe fédéral, aucune disposition de la Constitution de 2005 ne consacre cette implacable logique des quotas communautaires à la libanaise. Il est désormais impossible de changer le principe ouvertement assumé d’un président de la République kurde et de deux vice-présidents sunnite et chiite ; d’un chef de gouvernement chiite et de deux vice-chefs de gouvernement sunnite et kurde ; d’un président du Parlement sunnite et de deux vice-présidents chiite et kurde, et de même pour toutes les administrations centrales. Par conséquent, l’avantage obtenu par l’une de ces trois composantes de la société irakienne, en termes de financement ou de réalisation d’infrastructures par exemple, équivaut automatiquement à une discrimination inacceptable aux yeux des deux autres. La classe politique prospère de la faiblesse même des institutions étatiques q [...]


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Irak : carte physique

Irak : carte physique
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Irak : drapeau

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Palmeraie sur les bords de l'Euphrate

Palmeraie sur les bords de l'Euphrate
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Irak : milieux naturels

Irak : milieux naturels
Crédits : Encyclopædia Universalis France

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Écrit par :

  • : docteur en science politique, chercheur à la chaire Histoire contemporaine du monde arabe au Collège de France, consultante Irak
  • : ancienne élève de l'École normale supérieure, agrégée de géographie, maître de conférences à l'université de Paris-IV-Sorbonne
  • : docteur en sociologie politique des relations internationales
  • : professeur de lettres

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Pour citer l’article

Loulouwa AL RACHID, Brigitte DUMORTIER, Philippe RONDOT, Pierre ROSSI, « IRAK », Encyclopædia Universalis [en ligne], consulté le 25 octobre 2020. URL : https://www.universalis.fr/encyclopedie/irak/