INÉGALITÉS HOMMES-FEMMES, France

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France : accès en terminale des cohortes entrées en sixième en 1973 et 1980

France : accès en terminale des cohortes entrées en sixième en 1973 et 1980
Crédits : Encyclopædia Universalis France

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France : population active par sexe de 1962 à 1994

France : population active par sexe de 1962 à 1994
Crédits : Encyclopædia Universalis France

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Les facteurs de réduction des inégalités entre hommes et femmes

Certaines inégalités traditionnelles entre hommes et femmes ont été réduites et la situation relative des femmes dans la société française contemporaine s'est incontestablement améliorée. Cette évolution positive s'est produite, pour l'essentiel, sous l'action conjointe de trois facteurs : le développement de la scolarisation des filles, l'entrée massive des femmes dans le monde du travail et la maîtrise de la fécondité.

Une meilleure scolarisation des filles

Dans les dernières décennies du xxe siècle, les filles ont rattrapé puis dépassé les garçons sur le plan scolaire : durée moyenne des études, niveau moyen de diplômes, taux de redoublement ou de retard scolaire, taux de réussite aux examens, niveau moyen aux épreuves de contrôle des acquis scolaires, etc. Cela se vérifie au niveau de l'enseignement primaire et secondaire, de même que dans les deux premiers cycles du supérieur. Il faut attendre le troisième cycle du supérieur (et encore, dans certaines filières seulement) pour observer le maintien de la traditionnelle supériorité masculine.

Ces transformations des années 1960-1990 avaient été précédées par un lent rattrapage des filles dans la période précédente. Dans les années 1950, les filles rattrapent d'abord leur retard dans les catégories supérieures et moyennes, plus tard le phénomène s'étend aux autres catégories. Au milieu des années 1960, la suppression de l'examen d'entrée en classe de sixième a permis d'ouvrir plus largement l'enseignement secondaire aux enfants des milieux populaires. Dès lors, les écarts entre sexes se creusent, mais cette fois au détriment des garçons. Ces écarts sont d'autant plus importants que l'on descend les degrés de l'échelle sociale. C'est parmi les enfants des catégories favorisées, qui très majoritairement poursuivent leurs études, que l'écart entre sexes est le plus réduit (tabl. 1).

France : accès en terminale des cohortes entrées en sixième en 1973 et 1980

France : accès en terminale des cohortes entrées en sixième en 1973 et 1980

Tableau

"Accès en terminale des cohortes entrées en sixième en 1973 et 1980. Sexe : G = garçons; F = filles. Catégories socioprofessionnelles favorisées = industriels, gros commerçants, cadres supérieurs, professions libérales, enseignants, cadres moyens; catégories moyennes = employés,... 

Crédits : Encyclopædia Universalis France

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Le résultat de la progression de la scolarisation féminine est spectaculaire : en 1993, 37 p. 100 des femmes de nationalité française [...]


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Écrit par :

  • : professeur de sociologie à l'université Marc-Bloch, Strasbourg
  • : professeur de sociologie à l'université de Haute-Alsace, Mulhouse

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Pour citer l’article

Roland PFEFFERKORN, Alain BIHR, « INÉGALITÉS HOMMES-FEMMES, France », Encyclopædia Universalis [en ligne], consulté le 22 octobre 2019. URL : http://www.universalis.fr/encyclopedie/inegalites-hommes-femmes-france/