tuft, pivots de l’immunité mucosale" />

IMMUNITÉ INTESTINALE

Carte mentale

Élargissez votre recherche dans Universalis

Médias de l’article

Structure de l’intestin

Structure de l’intestin
Crédits : Encyclopædia Universalis France

dessin

Les cellules de l’épithélium intestinal

Les cellules de l’épithélium intestinal
Crédits : Encyclopædia Universalis France

dessin

Villosités intestinales

Villosités intestinales
Crédits : Science Picture Co/ Getty Images

photographie

Cellule tuft au sein de la muqueuse intestinale

Cellule tuft au sein de la muqueuse intestinale
Crédits : Institut de Génomique Fonctionnelle

photographie

Tous les médias


Les acteurs de l’immunité mucosale

Environ 70 p. 100 des cellules à fonction immunologique du corps se trouvent dans la muqueuse intestinale, ce qui rend compte de l’importance de cette structure dans la protection de l’organisme. On parle d’immunité innée (ou non spécifique) pour celle liée à la reconnaissance des grandes familles de molécules, par opposition à l’immunité adaptative qui, elle, est dédiée à la reconnaissance de stimuli antigéniques spécifiques et de petite taille.

Au niveau de la muqueuse intestinale, l’immunité innée est portée par de nombreux acteurs cellulaires, incluant des cellules d’origine épithéliale et immunitaire. La barrière physique formée par la monocouche cellulaire, ainsi que par la production de mucines et de peptides antimicrobiens par les cellules caliciformes et les cellules de Paneth, représente tout un pan de l’immunité innée intestinale. La partie de l’immunité innée portée par les cellules issues du sang (lignée hématopoïétique) concerne les fonctions d’élimination de corps étrangers par phagocytose (macrophages) et de présentation d’antigènes à des cellules effectrices spécifiques (cellules dendritiques). Important dans l’immunité mucosale, un groupe de cellules lymphoïdes innées – connues sous le nom d’ILC (innate lymphoid cells) – forme une population de cellules dépourvues de récepteurs spécifiques aux antigènes, mais capables de synthétiser de manière précoce des cytokines inflammatoires (des messagers moléculaires qui servent à la communication au sein du système immunitaire) à la suite de l’exposition à des agents pathogènes de natures variées.

L’immunité adaptative présente au sein de la muqueuse repose en partie sur les cellules issues du lignage lymphoïde, les lymphocytes B et les lymphocytes T. D’une manière schématique, les lymphocytes B ont pour rôle majeur la production d’immunoglobulines (autre nom des anticorps), alors que les lymphocytes T endossent des fonctions multiples, selon leur état de différenciation (phénotype). Ainsi [...]


1  2  3  4  5
pour nos abonnés,
l’article se compose de 8 pages


Écrit par :

  • : chargé de recherche CNRS à l'Institut de génomique fonctionnelle, Montpellier
  • : docteure, post-doctorante à l'Institut de génomique fonctionnelle, Montpellier

Classification


Autres références

«  IMMUNITÉ INTESTINALE  » est également traité dans :

IMMUNITÉ, biologie

  • Écrit par 
  • Joseph ALOUF, 
  • Michel FOUGEREAU, 
  • Dominique KAISERLIAN-NICOLAS, 
  • Jean-Pierre REVILLARD
  •  • 21 516 mots
  •  • 11 médias

Dans le chapitre « Le concept d'immunité locale »  : […] La réponse immunitaire d'un organisme à un antigène de l'environnement dépend de la voie d'introduction de la substance antigénique. Injectée par voie sous-cutanée, une molécule protéique pourra déclencher la production d'anticorps spécifiques. Introduite dans la peau par voie intradermique, cette même protéine induira une réaction d'hypersensibilité de type retardé. Enfin, administrée par voie o […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/immunite-biologie/#i_57494

MICROBIOME HUMAIN

  • Écrit par 
  • Universalis
  •  • 3 817 mots
  •  • 2 médias

Dans le chapitre « Conséquences du déséquilibre entre populations bactériennes »  : […] Dans une optique darwinienne simple, on peut penser que, puisque le microbiote intestinal (dont il va surtout être question ici) est différent des divers mondes bactériens (du corps et de l’environnement) qui l’entourent, c’est qu’il a été sélectionné d’une façon ou d’une autre sur la base de sa relation avec l’hôte et des conditions propres à cet écosystème. S’il en est ainsi, à quoi sert-il ? D […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/microbiome-humain/#i_57494

Voir aussi

Pour citer l’article

François GERBE, Emmanuelle SIDOT, « IMMUNITÉ INTESTINALE », Encyclopædia Universalis [en ligne], consulté le 02 décembre 2019. URL : http://www.universalis.fr/encyclopedie/immunite-intestinale/