IMMANENCE ET TRANSCENDANCE

Carte mentale

Élargissez votre recherche dans Universalis

Dépassement de l'opposition

Étant donné le contexte historique où a pris naissance le couple de concepts immanence-transcendance, la dernière philosophie existentielle suggère son propre dépassement par le rejet de ces concepts. Une conception strictement humaniste de l'homme peut comprendre celui-ci comme existence et comme réflexion sans avoir recours aux idées d'immanence et de transcendance qui charrient toujours avec elles des allusions, des nostalgies et des remords. Une description rigoureuse de l'existence peut substituer à l'imagination en hauteur la réflexion en intériorité. Le sujet existant devient la source et l'origine du sens et de la liberté ; il est créateur et juge des valeurs, en même temps que terreau d'où peut émerger la conscience authentique de soi. On assiste ainsi au primat de la réflexion et à la redécouverte de la subjectivité comme intelligence et comme existence. La conscience, dès lors, n'est pas la chose, ni la nature, ni la mort, ni la divinité. Pouvoir de négation, mais aussi d'affirmation, elle substitue à l'opposition théologique immanence-transcendance une nouvelle opposition : celle de la réflexion à l'irréfléchi, celle de l'exigence à la facilité. Le sens, la joie, la communication, la liberté sont des œuvres à accomplir et non des immédiats ; ils s'opposent donc à ce qui est simplement donné là. Mais si ce qui est à construire est de l'ordre de l'humain, il est forcément de l'ordre de la réflexion.

À la banalité quotidienne et à la servitude personnelle et politique la réflexion opposera un tout autre ordre. Mais ce tout autre ne sera pas transcendant, il sera l'existence même qui d'« à-venir » deviendra présent et présence. Liberté et sens seront alors et conquête et réalité, plénitude d'existence qui sera à la fois dans le temps et hors du temps. La réflexivité existentielle n'aura pas tout égalisé et aplani mais elle ne confondra pas conversion et hauteur, exigence et aliénation, autonomie et extériorit [...]

1 2 3 4 5

pour nos abonnés,
l’article se compose de 7 pages




Écrit par :

Classification


Autres références

«  IMMANENCE ET TRANSCENDANCE  » est également traité dans :

ABSOLU

  • Écrit par 
  • Claude BRUAIRE
  •  • 4 206 mots

Dans le chapitre « Absolu et négation »  : […] Cette dernière proposition n'est que l'application immédiate de la règle élémentaire de toute connaissance qui n'est effective que si elle est distincte et concerne, par conséquent, ce qui est limité et se laisse définir, circonscrire par opposition. Mais une opposition précise est un rapport déterminé. Négation de tout rapport, l'absolu ne saurait donc admettre une détermination particulière, par […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/absolu/#i_8771

ALIÉNATION

  • Écrit par 
  • Paul RICŒUR
  •  • 7 998 mots

Dans le chapitre « De Hegel à Marx »  : […] Ce qui a préparé de loin cette greffe, c'est le caractère éminemment créateur de l'aliénation ; dans le système hégélien, l' Entäusserung , avec sa négativité propre, est un instrument de rationalité ; à tous les niveaux du système elle assure le passage de l'immédiat au médiat ; elle introduit dans l'indivision et la confusion initiales les médiations grâce à quoi les contr […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/alienation/#i_8771

ARISTOTE

  • Écrit par 
  • Pierre AUBENQUE
  •  • 23 833 mots
  •  • 2 médias

Dans le chapitre « Dieu »  : […] Il est pourtant une région de l'être où l'être se dit d'une façon univoque : c'est le divin. Dieu n'est en effet qu'Essence, n'ayant ni quantité ni qualité , n'étant pas dans un lieu ni dans le temps , n'entretenant aucune relation , n'étant pas en situation , n'ayant […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/aristote/#i_8771

BATESON GREGORY (1904-1980)

  • Écrit par 
  • Daniel de COPPET
  •  • 3 288 mots

Dans le chapitre « L'épistémologie cybernétique et la crise écologique »  : […] La relation hiérarchique doit être comprise comme incluant des « circuits » complets. À l'opposition entre immanence et transcendance, l'épistémologie cybernétique propose, avec Bateson, de substituer une approche nouvelle par où « l'esprit individuel est immanent, mais pas seulement dans le corps. Il est immanent également dans les voies et les messages extérieurs au corps ; et il existe égaleme […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/gregory-bateson/#i_8771

BRUNO GIORDANO (1548-1600)

  • Écrit par 
  • Jean SEIDENGART
  •  • 5 287 mots

Dans le chapitre « De l'infinité cosmique à l'infinité divine »  : […] Cette refonte du concept d'univers déplace toutes les notions traditionnelles, en instaurant une nouvelle conception des rapports entre Dieu et l'Univers. Bruno risque ainsi de sombrer dans l'aporie de deux infinis qui menacent de se limiter mutuellement. Ce problème s'était déjà posé à Nicolas de Cues, qui non seulement avait introduit des distinctions nouvelles entre les différents ordres d'inf […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/giordano-bruno/#i_8771

CIEL SYMBOLISME DU

  • Écrit par 
  • Gilbert DURAND
  •  • 2 865 mots

Comme le remarque Mircea Eliade, « la prière la plus populaire du monde s'adresse à notre Père qui est aux Cieux ». C'est dire l'importance primordiale du symbolisme céleste. Certains, tel P. W. Schmidt, ont même voulu voir dans ce dernier la matrice archétypique de tout le symbolisme religieux. De nombreuses cultures confondent d'ailleurs l'appellation du Dieu suprême avec la dénomination du Ci […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/symbolisme-du-ciel/#i_8771

CONCEPTUALISME, philosophie

  • Écrit par 
  • Joseph VIDAL-ROSSET
  •  • 1 327 mots

Le terme « conceptualisme » s'emploie en deux sens qui ne sont pas compatibles. Dans l'acception la plus largement répandue, on entend par conceptualisme l'ensemble des systèmes philosophiques qui considèrent les Idées (ou Formes) comme immanentes aux choses sensibles, alors que le réalisme platonicien les affirme transcendantes à celles-ci. Appelons cette forme de conceptualisme « conceptualisme […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/conceptualisme-philosophie/#i_8771

DELEUZE GILLES (1925-1995)

  • Écrit par 
  • Bruno PARADIS
  •  • 2 094 mots

Dans le chapitre « L'immanence »  : […] Gilles Deleuze. n’a cessé d’insister sur l’importance, pour la philosophie, de la question : quid juris ? Dans son cours sur Leibniz (1980), il rappelle comment cette formule (qui signifie : qu’en est-il du droit ?) se distingue d’une interrogation relative au fait ( quid facti ? ou, qu’en est-il du fait ?). Il souligne également son rôle chez Kant, et […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/gilles-deleuze/#i_8771

DIEU - Problématique philosophique

  • Écrit par 
  • Jacques COLETTE
  •  • 5 672 mots

Dans le chapitre « Le souverain bien »  : […] Que l'idée du bien régisse le domaine entier du savoir, telle était l'essence même du platonisme. Philosophiquement réfléchie, l'expérience morale et politique donnait ainsi à penser, pour la première fois de manière principielle, la totalité de l'étant. Cette inspiration capitale traverse les siècles, mais c'est avec Kant que ce discernement éthique en vient à constituer le cœur même de la raiso […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/dieu-problematique-philosophique/#i_8771

DUNS SCOT JEAN (1266 env.-1308)

  • Écrit par 
  • Maurice de GANDILLAC
  • , Universalis
  •  • 6 225 mots

Dans le chapitre « L'essence et l'existence »  : […] Mais cette métaphysique serait-elle « essentialiste » et privilégierait-elle la conception abstraite de l'étant indéterminé au détriment d'une saisie concrète de l'existant comme tel ? Interprété dans des cadres strictement thomistes, le langage de Scot peut tromper, de même qu'une exégèse « phénoménologique » de la visée « intentionnelle » comme structure indépendante à la fois de la […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/jean-duns-scot/#i_8771

EXISTENCE PHILOSOPHIES DE L'

  • Écrit par 
  • Jean WAHL
  •  • 6 149 mots
  •  • 2 médias

Dans le chapitre « Kierkegaard et son secret »  : […] Si Kierkegaard donne une telle importance à l'existence, c'est qu'il ne cherche pas ce qu'il appelle l'objectivité ; sa pensée est une pensée du subjectif. S'il en est ainsi, c'est qu'il faut expliquer existentiellement la philosophie existentielle de Kierkegaard par sa vie même. Tout le développement ultérieur de cette pensée de l'existence naît de l'atmosphère de secret et de mystère qui était […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/philosophies-de-l-existence/#i_8771

FEUERBACH LUDWIG (1804-1872)

  • Écrit par 
  • Henri ARVON, 
  • Universalis
  •  • 2 258 mots

Dans le chapitre « L'aliénation »  : […] La critique religieuse de Feuerbach est inspirée et orientée par la notion de l'aliénation. Celle-ci constitue l'élément moteur de la philosophie hégélienne. Mais, au lieu de s'inscrire dans le cadre de ce drame spéculatif qu'est la conquête de l'esprit, comme le divorce qui s'est établi entre l'esprit et la réalité, entre le sujet spirituel et l'objet matériel dont il s'est aliéné et qu'il veut r […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/ludwig-feuerbach/#i_8771

IMMANENTISME

  • Écrit par 
  • Henry DUMÉRY
  •  • 192 mots

Doctrine philosophique qui rejette la transcendance, c'est-à-dire l'irréductibilité de Dieu (ou bien d'un principe du réel) à ce qui relève des pouvoirs et des limites de l'esprit. Dans ce sens, Spinoza est taxé d'immanentisme ; il conçoit Dieu comme totalement intelligible à la raison. En fait, immanence et transcendance (intériorité et supériorité) vont ensemble chez beaucoup d'auteurs (Dieu est […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/immanentisme/#i_8771

INFINI, philosophie

  • Écrit par 
  • Emmanuel LÉVINAS
  •  • 6 339 mots

La philosophie a emprunté la notion de l' infini – corrélative de la notion du fini – à la réflexion sur l'exercice de la connaissance, d'une part ; à l'expérience ou à la tradition religieuse, de l'autre. Ces deux sources déterminent la variété des significations qui s'attachent à cette notion, les problèmes qu'elle pose et l'évolution qu'elle subit au cours de l'histoire d […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/infini-philosophie/#i_8771

ISLAM (La religion musulmane) - Les fondements

  • Écrit par 
  • Jacques JOMIER
  •  • 12 611 mots
  •  • 1 média

Dans le chapitre « Le respect de Dieu »  : […] On caractérise parfois l'islam par l'idée de la transcendance divine, le musulman écartant immédiatement tout ce qui lui semble porter atteinte à cette transcendance. C'est indéniable. Pourtant certains musulmans considèrent également l'immanence comme spécifique de l'islam ; nombreux sont les fidèles qui vivent en effet de l'idée de la proximité de Dieu. Mieux vaut donc parler d'une réserve resp […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/islam-la-religion-musulmane-les-fondements/#i_8771

JASPERS KARL (1883-1969)

  • Écrit par 
  • Jeanne HERSCH
  •  • 2 619 mots

Dans le chapitre « Décision, communication, transcendance »  : […] Les décisions humaines ne s'imposent pas en vertu d'une nécessité impersonnelle, déductive ou technique, mais elles engagent absolument, hic et nunc , celui qui, en les prenant, actualise dans sa situation concrète, par son libre choix, sa possible existence. L'existence veut, opte, croit. Volonté, option, foi, autant de serments prêtés par l'existence à la transcendance, et […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/karl-jaspers/#i_8771

JULLIEN FRANÇOIS (1951- )

  • Écrit par 
  • Daniel BOUGNOUX
  •  • 1 120 mots
  •  • 1 média

Dans le chapitre « Une pensée du multiple »  : […] Cette saisie qui se veut pragmatique, et non pas simplement technique, inspire deux ouvrages également importants pour déconstruire notre conception du temps et de l'espace. Du « temps » , Éléments d'une philosophie du vivre (2001) examine comment une succession de moments qualitatifs tisse les processus vivants : percevoir (épouser) la durée ou les sais […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/francois-jullien/#i_8771

LÉVINAS EMMANUEL (1905-1995)

  • Écrit par 
  • Jean GREISCH
  •  • 3 188 mots

Dans le chapitre « Autrui me regarde : l'épiphanie du visage »  : […] L'expérience du « déchirement profond d'un monde attaché à la fois aux philosophes et aux prophètes » ( Totalité et Infini ) est un aspect du thème central autour duquel gravite Totalité et Infini , qu'explicite le sous-titre : Essai sur l'extériorité . Lévinas cherche à étayer par des descriptions phénoménologiques originales sa t […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/emmanuel-levinas/#i_8771

MERLEAU-PONTY MAURICE (1908-1961)

  • Écrit par 
  • Alphonse DE WAELHENS
  •  • 3 508 mots
  •  • 1 média

Dans le chapitre « Expérience de l'être-là et « sentir » »  : […] Un tel primat de l'inspiration phénoménologique dans l'œuvre de Merleau-Ponty ne veut point dire que celui-ci ne prenne vis-à-vis de Husserl aucune distance. Il s'en faut même de beaucoup puisqu'on ne trouve chez lui ni le moi transcendantal, auquel il reproche de rendre le philosophe et la philosophie oublieux de leurs origines, ni le célèbre « spectateur impartial », qui métamorphose indûment l […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/maurice-merleau-ponty/#i_8771

MONDE

  • Écrit par 
  • Jean LADRIÈRE
  •  • 5 934 mots

Dans le chapitre « La transcendance »  : […] Si telle est la structure du monde, on peut entrevoir ce qu'est la mondanéité de l'existant humain. Si le monde est primordialement horizon (et n'a son contenu qu'à partir de ce caractère), le rapport de l'existant à son monde doit être compris essentiellement comme rapport à un horizon. Sa manière propre de s'insérer dans la réalité, c'est de déployer autour de lui un système concret de significa […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/monde/#i_8771

MORT - Les interrogations philosophiques

  • Écrit par 
  • René HABACHI
  •  • 7 525 mots

Dans le chapitre « La mort en contestation »  : […] Les philosophies ouvertes sur un au-delà de la mort ne prétendent pas expérimenter le non-être, mais, comme le souhaitait Spinoza, entreprendre une méditation sur la vie. C'est en approfondissant la vie elle-même qu'elles débouchent sur un « chiffre silencieux » avec Jaspers ou sur une espérance avec Marcel. Passant de l'existence à l'être, par un dessaisissement du temps, elles se recueillent en […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/mort-les-interrogations-philosophiques/#i_8771

NIETZSCHE FRIEDRICH

  • Écrit par 
  • Jean GRANIER
  •  • 9 775 mots
  •  • 1 média

Dans le chapitre « L'arrière-monde »  : […] L'« être » de la métaphysique est ainsi, en priorité, caractérisé par l'idée de la transcendance. Il correspond à la position d'un « arrière-monde » ( Hinterwelt ) doté des attributs que la pensée réclame d'un absolu qu'elle veut préserver de la contamination sensible : l'« être » transcendant est la Réalité stable, identique à soi, permanente, éternelle, qui ignore donc le c […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/friedrich-nietzsche/#i_8771

PANTHÉISME

  • Écrit par 
  • Robert MISRAHI
  •  • 7 630 mots

Dans le chapitre « Plotin »  : […] Cette affirmation est évidemment le point d'arrivée et non pas le point de départ du plotinisme ; conclusion éthique et existentielle et non pas commencement philosophique. Le commencement, chez Plotin, est une réflexion sur l'être qui est avant toute chose, c'est-à-dire, à la lettre, sur le Premier (τ̀ο Πρ̃ωτ̀ον). On sait l'importance du néo-platonisme de Plotin dans la formation des grands cou […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/pantheisme/#i_8771

PHÉNOMÉNOLOGIE

  • Écrit par 
  • Renaud BARBARAS, 
  • Jean GREISCH
  •  • 7 227 mots

Dans le chapitre « L'« épochè » phénoménologique »  : […] Dès les Recherches logiques , le sens philosophique de la phénoménologie est clairement établi : il réside dans l'idée d'une corrélation a priori et universelle entre l'objet transcendant et ses modes subjectifs de donnée. Autrement dit, la phénoménologie a pour projet de préserver la transcendance du réel tout en respectant sa relativité à la conscience, ce qui revient à en […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/phenomenologie/#i_8771

PLOTIN

  • Écrit par 
  • Maurice de GANDILLAC
  •  • 4 962 mots

Dans le chapitre « La philosophie de l'Un »  : […] Certes subsiste l'issue d'un « premier Un », parfaitement simple, situé, comme le Bien de Platon, « au-delà de l'essence et de l'être » ( Rép. , 509 b). Mais ce principe lui-même ne peut être ni solitaire ni infécond ; « puissance de tout », comment serait-il « le plus parfait » s'il demeurait « en lui-même » ? (V, iv , 1) […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/plotin/#i_8771

RÉALITÉ

  • Écrit par 
  • Ferdinand ALQUIÉ
  •  • 4 964 mots

Dans le chapitre « De Berkeley à Kant »  : […] La notion de transcendance horizontale, ou de dépassement de l'esprit par soi, si elle est fort utilisée par les modernes, est pourtant bien loin de résoudre la véritable question. Et ce n'est pas sans raison que l'on a reproché aux phénoménologues de reprendre à leur compte, de façon plus subtile, un idéalisme voisin de celui de Berkeley. L'argumentation de Berkeley repose essentiellement sur l'a […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/realite/#i_8771

SARTRE JEAN-PAUL

  • Écrit par 
  • Jacques LECARME, 
  • Juliette SIMONT
  •  • 8 906 mots
  •  • 2 médias

Dans le chapitre « L'intentionnalité »  : […] C'est de cette doxa qu'il faut se défaire, pour tenter de restituer à la fraîcheur de son invention la pensée de Sartre . De quelle « subjectivité » s'agit-il de faire la philosophie ? La première « obédience » de Sartre fut husserlienne, mais se révéla d'emblée contestataire et déviante. De la phénoménologie, Sartre a retenu, avec un émerveillement jamais démenti, la notio […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/jean-paul-sartre/#i_8771

SUBSTANCE

  • Écrit par 
  • Robert MISRAHI
  •  • 5 343 mots

Dans le chapitre « Aristote »  : […] C'est la définition de la « philosophie première » qui, chez Aristote (à travers les livres Γ, Λ, Ζ, Θ de la Métaphysique ), va se constituer comme l'origine simultanée de la métaphysique occidentale et de la philosophie d'Aristote ; la philosophie première est la science de l'être en tant qu'être et non pas la connaissance particulière de tel ou tel domaine de la réalité. Ce […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/substance/#i_8771

Voir aussi

Pour citer l’article

Robert MISRAHI, « IMMANENCE ET TRANSCENDANCE », Encyclopædia Universalis [en ligne], consulté le 08 août 2019. URL : http://www.universalis.fr/encyclopedie/immanence-et-transcendance/