IMAGERIE MÉDICALE

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Radiologie conventionnelle

Allègre centenaire, la radiologie classique représente donc encore une part importante de l'imagerie médicale bien que les « nouvelles imageries » lui imposent un déclin régulier.

Imagerie médicale : ossature de la tête et masse cérébrale

Imagerie médicale : ossature de la tête et masse cérébrale

Photographie

Le traitement informatisé des différences de luminosité obtenues en recueillant les rayons ayant traversé la tête permet de traduire celles-ci en unités (pixels). Les premières images ainsi « reconstruites » manquaient de finesse et n'étaient pas encore analysables dans le détail. 

Crédits : Collection Guy Pallardy

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La technique demeure celle de l'ombre chinoise, projetant sur un film la silhouette des organes qui résulte de leur absorption différentielle des rayons X. La radiologie médicale emploie des rayonnements électro-magnétiques d'énergie moyenne. Le faisceau X est émis par rayonnement dû au freinage d'électrons dans une anode de tungstène ; il est « modulé » par l'objet examiné, l'atténuation de l'intensité initiale I0 répondant à la formule Ix = I0eμx, où x est l'épaisseur du corps traversé et μ son coefficient d'atténuation linéaire. Ce coefficient est élevé pour l'os, moyen pour les tissus mous, faible pour la graisse. Le contraste naturel présent dans le corps humain est suffisant pour l'os ou les poumons (plus de 10 p. 100), mais très faible pour les autres tissus (moins de 2 p. 100). La radiologie conventionnelle ne peut donc détecter que des contrastes supérieurs à 4 p. 100 (le scanner, 0,4 p. 100) : poumons ou squelette pour les contrastes naturels, vaisseaux et reins opacifiés à l'iode ou tube digestif à la bouillie barytée lorsque le contraste est insuffisant. La radiographie simple a l'inconvénient de superposer et de mêler les différents plans corporels explorés. Un mouvement inverse du tube et du plan détecteur permet de séparer la coupe contenant le centre d'homothétie, qui constitue une tomographie. Celle-ci, floue et peu discriminante, est progressivement remplacée par les clichés au scanner X.

Imagerie médicale : un appareillage sophistiqué

Imagerie médicale : un appareillage sophistiqué

Photographie

L'appareil radiologique proprement dit (au fond) est associé ici à un système de télécommande qui permet de recueillir, en lumière à peine atténuée, après intervention d'un amplificateur de luminance, une image très lisible sur écran de télévision. 

Crédits : Collection Guy Pallardy

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Radiologie : diaphragme de Bucky

Radiologie : diaphragme de Bucky

Photographie

Un grillage en plomb (imperméable aux rayons X) permet d'éliminer les rayons inutiles qui nuisent à la focalisation du rayonnement vers la partie du corps à irradier (et elle seule ! les rayons sont dangereux). Invention de 1913. 

Crédits : Collection Guy Pallardy

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Radiologie : une grille antidiffusante en 1923

Radiologie : une grille antidiffusante en 1923

Photographie

En rendant mobile le diaphragme de Bucky, le docteur Potter parvient à effacer sur les clichés l'image de grille qui se superposait au cliché radiologique. 

Crédits : Collection Guy Pallardy

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Radiologie : visualisation des organes creux

Radiologie : visualisation des organes creux

Photographie

Les images de l'estomac qui figurent sur ces clichés ont été obtenues en opacifiant cet organe à l'aide de sulfate de baryum (« bouillie barytée » ingérée à cet effet par le patient). 

Crédits : Collection Guy Pallardy

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Radiologie : un appareil de haute précision

Radiologie : un appareil de haute précision

Photographie

Avec un appareillage haut de gamme, on peut, à partir de l'après-Seconde Guerre mondiale, réaliser des irradiations avec balayage complexe (Polytome Massiot, 1951) et obtenir des tomographies (images selon une « coupe », de l'organe étudié). 

Crédits : Collection Guy Pallardy

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Quel que soit le procédé radiographique, global ou sélectif, le faisceau X modulé est recueilli sur un détecteur où se crée l'image. On peut observer directement l'image de radioscopie non plus sur l'écran fluorescent (obligation de travail en salle obscure, forte irradiation, image médiocre), mais à partir d'un amplificateur de luminance et d'une chaîne télévisée. Le recueil de l'ima [...]

Imagerie médicale : la radioscopie

Imagerie médicale : la radioscopie

Photographie

Elle est pratiquée en salle obscure, en raison de la luminosité très faible de l'écran sur lequel s'affiche l'image radioscopique. 

Crédits : Collection Guy Pallardy

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Médias de l’article

Imagerie médicale : de 1896 à 1920

Imagerie médicale : de 1896 à 1920
Crédits : Encyclopædia Universalis France

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Imagerie médicale : de 1920 à 1960

Imagerie médicale : de 1920 à 1960
Crédits : Encyclopædia Universalis France

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Imagerie médicale : de 1960 à nos jours

Imagerie médicale : de 1960 à nos jours
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Radiographie

Radiographie
Crédits : Hulton Archive/ Getty Images

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Écrit par :

  • : professeur, maître de conférences agrégé, chef du service de radiologie à l'hôpital Saint-Louis, Paris

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Pour citer l’article

Maurice LAVAL-JEANTET, « IMAGERIE MÉDICALE », Encyclopædia Universalis [en ligne], consulté le 24 mars 2020. URL : http://www.universalis.fr/encyclopedie/imagerie-medicale/