IKE NO TAIGA (1723-1776)

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À l'école des calligraphes et des peintres Nanga

Ike no Taiga naquit, près de Kyōto, d'une famille assez simple, qui lui assura néanmoins une éducation très soignée dès sa prime jeunesse. Comme l'enfant avait révélé ses dons à l'âge de trois ans en réalisant une calligraphie remarquable (conservée jusqu'à nos jours), sa formation de calligraphe fut précocement confiée à des moines lettrés. Il reste, d'ailleurs, l'un des calligraphes les plus représentatifs de la période Edo (1615-1868). Ses dons exceptionnels dans cette discipline eurent, semble-t-il, une incidence sur son œuvre de peintre : ils pourraient expliquer cette aisance toute particulière dans des styles fort différents. Que la ligne ou le cerne – ossature de ses compositions – soient traités avec souplesse ou nervosité, tous deux gardent toujours la force d'un trait calligraphique.

Tosa Mitsunobu (1700-1772) passe pour lui avoir donné sa première initiation de peintre. Mais son vrai maître fut le Hasshu gafu (les Huit Albums de peinture), recueil de peintures chinoises de l'époque Ming. C'est là qu'il découvrit l'esthétique Nanga dont il apprit les secrets à quinze ans, chez Yanagisawa Kien (1704-1758), l'un des premiers adeptes japonais du mouvement.


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Écrit par :

  • : conservateur des collections Japon, Chine et Corée aux Musées royaux d'art et d'histoire, Bruxelles, gestionnaire des musées d'Extrême-Orient

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Chantal KOZYREFF, « IKE NO TAIGA (1723-1776) », Encyclopædia Universalis [en ligne], consulté le 17 octobre 2019. URL : http://www.universalis.fr/encyclopedie/ike/