TERRE BOULE DE NEIGE HYPOTHÈSE DE LA

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Première preuve de glaciation précambrienne

Première preuve de glaciation précambrienne
Crédits : Hans Reusch/ coll. P. Hoffman

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Les périodes de Terre « boule de neige » dans l’échelle stratigraphique

Les périodes de Terre « boule de neige » dans l’échelle stratigraphique
Crédits : Encyclopædia Universalis France

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Les deux principaux puits de CO2

Les deux principaux puits de CO2
Crédits : Encyclopædia Universalis France

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Dropstone glaciaire d’âge précambrien

Dropstone glaciaire d’âge précambrien
Crédits : P.F. Hoffman photo

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Le point de départ : moraines et roches striées, critères d’une glaciation

En 1840, Louis Agassiz, géologue d’origine suisse, publie une étude sur les glaciers dans laquelle il décrit leur formation et leur déplacement. Les moraines sont formées des débris tombés des falaises ou arrachés aux roches sous-jacentes, graviers ou blocs transportés, poussés par le glacier. Dans le même temps, le glacier « laboure le terrain qu’il parcourt », polissant et striant les roches. L’observation de moraines à des distances parfois considérables des glaciers actuels démontre que « tout le massif de nos Alpes a été couvert d’une mer de glace ». Le géologue va même plus loin… Le nord de l’Europe et l’Amérique du Nord sont couverts d’un dépôt caractéristique, un « terrain caillouteux » ou diluvium, ainsi nommé car il était supposé avoir été charrié puis déposé par un flot, le déluge biblique étant souvent évoqué. Pour Agassiz, il ne peut s’agir que des conséquences de l’action d’une immense nappe de glace remplissant la mer Baltique, « s’étendant au-delà des rives de la Méditerranée et de l’océan Atlantique, et recouvrant même toute l’Amérique septentrionale et la Russie asiatique […] Quand la glace eut complètement disparu, les grands blocs anguleux se sont trouvés sur un lit de cailloux arrondis, dont les plus petits, qui passent même souvent à un fin sable, forment la base ». Agassiz donne ainsi une origine glaciaire à ce diluvium que l’on nomme « tills » ou boulder-clay, d’âge pléistocène (moins de 2 Ma). La théorie de la Terre en vigueur à cette époque est celle d’un globe très chaud se refroidissant progressivement ; et l’hypothèse d’Agassiz d’une Terre dotée d’une grande calotte glaciaire dans l’hémisphère Nord est à l’origine d’une controverse qui durera plus de trente ans.

Agassiz évoquait donc un événement géologiquement récent. En [...]

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Écrit par :

  • : docteure en épistémologie et histoire des sciences, chercheuse associée au Centre François Viète, université de Nantes

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PROTÉROZOÏQUE

  • Écrit par 
  • Janine BERTRAND-SARFATI, 
  • Renaud CABY
  •  • 3 792 mots
  •  • 1 média

Dans le chapitre «  Les glaciations »  : […] La fin du Néoprotérozoïque est marquée sur toute la planète par plusieurs périodes de glaciations dont on retrouve les traces (tillites et mixtites). La glaciation datée de — 765 Ma semble limitée à l'Afrique. Deux autres, plus globales, se seraient produites vers — 710 ± 20 Ma (Sturtien) et vers — 635 Ma (Marinoan). La signature magnétique des pôles suggère que les glaciers ont atteint des latit […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/proterozoique/#i_54721

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Pour citer l’article

Françoise DREYER, « TERRE BOULE DE NEIGE HYPOTHÈSE DE LA », Encyclopædia Universalis [en ligne], consulté le 15 juin 2019. URL : http://www.universalis.fr/encyclopedie/hypothese-de-la-terre-boule-de-neige/