HUBERT ROBERT, 1733-1808. UN PEINTRE VISIONNAIRE (exposition)

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Le séjour romain

Nous sommes accueillis dès l’entrée de l’exposition par le beau portrait qu’Élisabeth Vigée Le Brun réalisa en 1788 de son « ami Robert ». Elle le montre regardant vers la droite, selon le code classique utilisé pour représenter les visionnaires, en homme pleinement incarné, empoignant ses pinceaux tout en s’appuyant sur une balustrade. Sensible à « l’intarissable gaîté de son caractère », Élisabeth Vigée Le Brun le décrit aussi dans ses Souvenirs comme la personne « la plus répandue dans le monde ». « Répandu » à Paris, en France mais aussi dans toute l’Europe puisqu’on retrouve ses tableaux jusqu’à Saint-Pétersbourg. On ne s’attend donc pas à voir chez ce bon vivant un tel attrait pour la « poétique des ruines », comme Diderot qualifiera ses compositions, ni pour l’archéologie romaine. Certes, le long séjour qu’il fit à Rome, de 1754 à 1765, grâce à son puissant protecteur, le comte de Stainville, lui a apporté un répertoire de formes qui devait l’accompagner tout au long de sa vie. Et on apprécie, dans l’exposition, la confrontation avec Jean Honoré Fragonard qui se trouva à Rome en même temps que lui et peignit les mêmes motifs, comme la Grande Cascade à Tivoli ou La Lingère. En contrepoint, des ouvertures vers des artistes qui ont formé sa sensibilité, comme le graveur Giovanni Battista Piranesi, permettent de mieux comprendre l’importance de ces années romaines.


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Marie-Josèphe BONNET, « HUBERT ROBERT, 1733-1808. UN PEINTRE VISIONNAIRE (exposition) », Encyclopædia Universalis [en ligne], consulté le 27 septembre 2020. URL : https://www.universalis.fr/encyclopedie/hubert-robert-1733-1808-un-peintre-visionnaire/