HONDURAS

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Honduras : carte physique

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Honduras : drapeau

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Plantations de bananes au Honduras

Plantations de bananes au Honduras
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Le Honduras après le cyclone Mitch, 1998

Le Honduras après le cyclone Mitch, 1998
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Géographie

Depuis le xixe siècle, le Honduras cumule de lourds handicaps politiques et socio-économiques qui en font l'un des pays les plus pauvres de l'Amérique latine. Avec une population de 8 millions d'habitants en 2010, métisse à 90 p. 100, sur un territoire de 112 088 kilomètres carrés, le Honduras a un P.I.B. de moitié inférieur à celui du Salvador, dont la population est presque équivalente sur un territoire exigu. Les indicateurs économiques, tels qu'un P.N.B. (en ppa)/hab. de 2 590 dollars en 2003, comme ceux du développement humain (117e rang mondial en 2005) ou de la pauvreté (75 p. 100 de la population est au-dessous du seuil de pauvreté en 2003, et 35 p. 100 au-dessous du seuil d'indigence), révèlent un sous-développement marqué et persistant, en dépit des progrès enregistrés, depuis les années 1950, au niveau de l'espérance de vie et du recul de la mortalité infantile.

Un territoire montagneux, faiblement intégré

Disposant d'une large ouverture de 664 kilomètres sur la mer des Caraïbes, le Honduras présente une dualité physique et humaine entre les régions montagneuses et les plaines de la façade caraïbe. Sur le versant pacifique, seule une étroite plaine littorale donne accès au golfe de Fonseca. La majeure partie du Honduras est, en effet, constituée de massifs montagneux très fragmentés qui concentrent encore plus de 70 p. 100 de la population au début du xxie siècle. Culminant à 2 849 mètres (Cerro las Minas), les deux cordillères principales sont constituées de matériaux métamorphiques ou volcaniques anciens. La diversité des expositions et l'étagement des terres tempérées (entre 600 et 1 800 m) et froides déterminent la mosaïque des écosystèmes à dominante forestière (pins et feuillus). Les Chorti de langue maya et les Lenca occupaient ces terres lorsque les Espagnols ont créé, près des mines de métaux précieux, les deux principales villes coloniales, Comayagua et Tegucigalpa, cette dernière étant devenue capitale en 1880. Les hautes terres honduriennes ne sont pas compo [...]


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Écrit par :

  • : professeur de géographie à l'université de Paris-VII-Denis-Diderot
  • : professeur d'histoire, directeur du Centre de recherches Caraïbes-Amériques
  • : maître de conférences en science politique à l'université de Lyon-II-Lumière

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Pour citer l’article

Noëlle DEMYK, Oruno D. LARA, David GARIBAY, « HONDURAS », Encyclopædia Universalis [en ligne], consulté le 05 novembre 2019. URL : http://www.universalis.fr/encyclopedie/honduras/