HOLOTHURIDES

Carte mentale

Élargissez votre recherche dans Universalis

Biologie

Chez la plupart des Holothurides, les sexes sont séparés. L'appareil génital, formé de grappes de gonades, pend librement dans la cavité cœlomique. L'époque de la fécondation et de la ponte est variable selon la latitude.

Le développement de l'œuf aboutit à la formation d'une larve « en tonnelet » (proche de celle des Crinoïdes) qui ne subit pas de métamorphose importante, contrairement aux larves des autres Échinodermes. Chez les espèces antarctiques surtout, les jeunes sont incubés dans de petites poches présentes sur la paroi dorsale du corps de la mère.

La reproduction asexuée peut s'effectuer par autotomie complète du corps, qui se scinde en plusieurs morceaux, chacun d'eux régénérant un individu complet. Le grand pouvoir de régénération des Holothurides est aussi illustré par un phénomène très particulier : l'éviscération. Dans des conditions de vie défavorables, ou en cas d'attaque, les Holothurides éjectent leurs viscères hors du corps, par l'anus. S'ils retrouvent un milieu favorable, ils régénèrent les organes évacués.

Si l'on excepte un seul genre (Pelagothuria), tous les Holothurides sont benthiques ; ils rampent très lentement (1 cm/mn) sur les fonds marins. Ils sont de mœurs nocturnes, et beaucoup d'entre eux présentent un cycle d'activité saisonnier.

Le comportement des Holothurides fouisseurs est intéressant, car il illustre bien comment une organisation structurale peut entraîner un mode de vie particulier.

C'est ainsi que la chambre d'habitation de Cucumaria est un tunnel en U ouvert aux deux extrémités, de façon que l'animal ait ses pôles opposés au contact de l'eau. Au contraire, chez Synapta, qui ne possède pas de poumon, le « terrier » ne présente qu'une seule ouverture pour la bouche.

La paroi du corps et les organes de Cuvier sécrètent une substance toxique pour les poissons prédateurs, mais les poumons servent de refuge à un Téléostéen commensal, le Fierasfer.

De nombreux parasites habitent le tube digestif et la cavité cœlomique des Holothurides, en particulier des Gastropodes, qui présentent d'importantes altérations structurales liées [...]

1  2  3  4  5
pour nos abonnés,
l’article se compose de 3 pages

Écrit par :

Classification

Autres références

«  HOLOTHURIDES  » est également traité dans :

ÉCHINODERMES

  • Écrit par 
  • Geneviève TERMIER, 
  • Henri TERMIER, 
  • Andrée TÉTRY
  •  • 6 667 mots
  •  • 9 médias

Dans le chapitre « Classification des Échinodermes »  : […] L'embranchement des Échinodermes a été divisé en deux sous-embranchements : 1) Les Pelmatozoaires (pelmat, à l'extrémité d'une tige ; zoaire, animal). Ils comprennent des Échinodermes primitifs fixés par un pédoncule aboral à l'état larvaire et fort souvent à l'état adulte. La bouche se trouve sur la même face que l'anus, entourée d'un cercle de bras. Ils ne possèdent pas d'ambulacres, mais des t […] Lire la suite

Pour citer l’article

Pierre CLAIRAMBAULT, « HOLOTHURIDES », Encyclopædia Universalis [en ligne], consulté le 24 octobre 2021. URL : https://www.universalis.fr/encyclopedie/holothurides/