HÉPATITE VIRALE C

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Le traitement du virus de l’hépatite C

Traitement avant les antiviraux oraux à action directe

Une particularité de l’infection virale C est qu’elle est la seule infection virale chronique dont il soit possible de guérir : il n’y a en effet pas de réservoir viral et la réponse virologique prolongée (RVP), comme on l’a vu plus haut, constitue une véritable guérison virologique. Le point remarquable est que le traitement du VHC a évolué avec un taux de RVP qui a été multiplié par dix depuis 2000.

Évolution des traitements contre le virus de l’hépatite C

Photographie : Évolution des traitements contre le virus de l’hépatite C

La prise en charge de l'hépatite C a évolué selon des périodes correspondant chacune à une amélioration significative de l'efficacité du traitement et de sa tolérance. La première phase a été dominée par l'usage de molécules antivirales peu spécifiques, en particulier l'interféron... 

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Avant l’identification du virus, les traitements standards par Interféron (une famille de molécules de l’immunité innée antivirale) des hépatites « non A non B » avaient commencé au cours des années 1980. Un traitement de six mois par l’interféron alpha permettait la guérison d’environ 7 % des patients traités infectés par un génotype 1, le plus fréquent en Europe. Au début des années 1990, la ribavirine – une molécule de synthèse à large spectre d’activité antivirale – associée à l’interféron permettait de doubler le taux de guérison virologique. La stabilisation de la molécule d’interféron, a conduit à une plus grande efficacité antivirale : une seule injection sous-cutanée hebdomadaire associée à la prise de ribavirine selon des posologies adaptées au génotype viral, augmentait l’efficacité thérapeutique. Ainsi, en 1995, la guérison virologique était obtenue chez 45 % des sujets infectés par un génotype 1, et de 65 à 85 % pour les autres génotypes. Mais les effets secondaires liés à l’interféron ou à la ribavirine étaient fréquents, d’autant que le traitement était long (24 semaines pour les génotypes 2 et 3 ; 48 à 72 semaines pour les génotypes 1, 4, 5). En outre, un grand nombre de facteurs biologiques limitaient l’efficacité thérapeutique de la combinaison chez certains sujets.

Une révolution thérapeutique

Au milieu des années 2000, la meilleure caractérisation des protéines du VHC impliquées dans la réplication virale ont défini des cibles nouvelles et le développement d’antiviraux spécifiques du virus de l’hépatite C.

Les inhibiteurs spécifiques des protéases virales ont [...]

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Histoire naturelle de l’hépatite C

Histoire naturelle de l’hépatite C
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Virus de l’hépatite C

Virus de l’hépatite C
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Distribution géographique de la prévalence du VHC

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Écrit par :

  • : professeur des Universités, praticien hospitalier, département d'hépatologie et d'addictologie, hôpital Cochin
  • : médecin, praticienne hospitalière, service d'hépatologie, hôpital Cochin

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Pour citer l’article

Stanislas POL, Anaïs VALLET-PICHARD, « HÉPATITE VIRALE C », Encyclopædia Universalis [en ligne], consulté le 06 octobre 2021. URL : https://www.universalis.fr/encyclopedie/hepatite-virale-c/