HAKUIN (1685-1768)

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Un moine exceptionnel

Hakuin naquit dans la région de Shizuoka (Tōkaidō) et entra à quinze ans au monastère du Shōinji, à Hara (centre de Honshū), monastère dont son père Soi était un paroissien fervent. Il mena ensuite une vie d'errance, se rendant auprès de nombreux maîtres du Zen pour y approfondir ses connaissances. Atteint de tuberculose à l'âge de vingt-six ans, il surmonta sa maladie et fut, à trente-trois ans, appelé à de hautes fonctions au Myōshinji de Kyōto, l'un des grands centres de la secte Rinzai à laquelle il appartenait. Il n'y séjourna qu'une dizaine d'années et, pour répondre au vœu de son père, retourna au Shōinji où il réunit une importante communauté. Ses nombreux ouvrages pieux, son autorité en firent un nouveau patriarche de la secte qu'il devait renouveler. Un moine d'une telle valeur ne pouvait, disait-on, apparaître que tous les cinq cents ans. Il mourut en 1768, au Ryōtakuji, qu'il avait fondé dans la province d'Izu pour son disciple Tōrei Enji, et fut enterré dans son propre monastère.


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Écrit par :

  • : ancien maître de recherche au CNRS, professeure honoraire à l'École du Louvre, chargée de mission au Musée national des arts asiatiques-Guimet

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Pour citer l’article

Madeleine PAUL-DAVID, « HAKUIN (1685-1768) », Encyclopædia Universalis [en ligne], consulté le 10 octobre 2019. URL : http://www.universalis.fr/encyclopedie/hakuin/