GNF6702, INHIBITEUR DE PROTÉASOMES

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Structure d’un protéasome

Structure d’un protéasome
Crédits : Encyclopædia Universalis France

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Les trois parasites flagellés cibles de l’inhibiteur de protéasome

Les trois parasites flagellés cibles de l’inhibiteur de protéasome
Crédits : Blaine Mathison/ CDC ; F. Brenière ; AKG-images/Science Photo Library

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Lésion de leishmaniose cutanée

Lésion de leishmaniose cutanée
Crédits : Paula Bronstein/ Getty Images

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Série de molécules antiflagellées

Série de molécules antiflagellées
Crédits : Encyclopædia Universalis France

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Trois grandes maladies parasitaires tropicales négligées

La maladie du sommeil, provoquée par Trypanosoma brucei, sévit en Afrique subsaharienne, là où vit son vecteur, la mouche tsé-tsé. Soixante-cinq millions de personnes sont exposées à cette maladie, mortelle si elle n’est pas traitée. Des maladies à trypanosomes frappent également le bétail dans ces mêmes régions africaines (comme le nagana, en langue zouloue) avec une forte incidence économique.

Un trypanosome différent, Trypanosoma cruzi, transmis par des punaises, provoque la maladie de Chagas, qui s’étend, si l’on ne retient pas les cas d’importations liés à la mobilité des populations latino-américaines, du sud des États-Unis à la frontière argentine : cent millions de personnes sont directement ou potentiellement exposées ; six à huit millions sont infectées ou réinfectées ; quinze à vingt mille décès sont relevés chaque année.

Les trois parasites flagellés cibles de l’inhibiteur de protéasome

Les trois parasites flagellés cibles de l’inhibiteur de protéasome

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En a, Trypanosoma brucei, l'agent de la maladie du sommeil,  apparaît comme une cellule allongée avec un noyau central bien visible et une autre structure caractéristique, le kinétoplaste, à l'une de ses extrémités. En b, Trypanosoma cruzi ressemble au précédent, mais il diffère au... 

Crédits : Blaine Mathison/ CDC ; F. Brenière ; AKG-images/Science Photo Library

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Les leishmanioses sont quant à elles provoquées par des parasites du genre Leishmania (leishmanies), transmis par de petits insectes diptères. Plus répandues géographiquement que les trypanosomiases, elles affectent les humains (formes cutanées et viscérales) et de nombreux animaux (les leishmanioses canines sont, par exemple, fréquentes dans le sud de la France) : on compte au moins un million de nouveaux cas et vingt à trente mille décès humains par an. Ces chiffres n’ont qu’une valeur indicative et varient selon la manière dont ils sont établis, mais ils montrent bien la gravité et la fréquence de ces maladies. Des traitements existent pour les phases précoces (si l’on intervient peu de temps après l’infection). Ils sont plus nombreux contre la maladie du sommeil, tant elle a posé de problèmes aux colonisateurs européens, français, anglais et belges. Enfin, les traitements que l’on peut proposer pour des formes avancées ne peuvent guère être conduits qu’en milieu hospitalier et exposent en outre le malade à des effets secondaires souvent redoutables.

Lésion de leishmaniose cutanée

Lésion de leishmaniose cutanée

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Cette femme présente sur son front une lésion caractéristique d'une leishmaniose cutanée (« bouton d'Alep »). 

Crédits : Paula Bronstein/ Getty Images

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Écrit par :

  • : chercheur en histoire des sciences, université Paris-VII-Denis-Diderot, ancien chef de service à l'Institut Pasteur

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Pour citer l’article

Gabriel GACHELIN, « GNF6702, INHIBITEUR DE PROTÉASOMES », Encyclopædia Universalis [en ligne], consulté le 20 septembre 2019. URL : http://www.universalis.fr/encyclopedie/gnf6702-inhibiteur-de-proteasomes/