ARCIMBOLDO GIUSEPPE (1527 env.-1593)

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Giuseppe Arcimboldo : «Le Juriste»

Giuseppe Arcimboldo : «Le Juriste»
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Allégorie de l'Été, G. Arcimboldo

Allégorie de l'Été, G. Arcimboldo
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Allégorie de l'Eau, G. Arcimboldo

Allégorie de l'Eau, G. Arcimboldo
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La formation lombarde

Issu d'une famille patricienne de Milan, Giuseppe Arcimboldo se forme auprès de son père, Biagio. Des documents indiquent dès 1549 qu'il est régulièrement payé jusqu'en 1558 pour des travaux de peinture dans la cathédrale de Milan, pour laquelle il pourrait avoir réalisé les cartons des vitraux consacrés à l'histoire de Loth et à la vie de sainte Catherine. En 1556, il entreprend, dans le transept de la cathédrale de Monza, un décor peint, achevé probablement en 1562 et dont subsiste en partie un Arbre de Jessé. En 1558, il est rémunéré pour une tapisserie qui, conservée dans la cathédrale de Côme, permet sur la base du style de lui attribuer les cartons d'une autre tapisserie, consacrée à saint Jean-Baptiste et vraisemblablement commandée par l'archevêque de Milan, Carlo Borromeo, pour la cathédrale de Monza (actuellement au Museo del Duomo). En marge de ses commandes officielles, il a dû, dès cette époque, élaborer des inventions plus libres, destinées à la sphère privée des collectionneurs, et manifester ainsi ce type de schizophrénie artistique que l'on retrouve chez nombre de peintres liés à la Contre-Réforme, tel Bartolomeo Passarotti.

De ce fait, la culture de Giuseppe Arcimboldo s'apparente étroitement à celle des membres de l'Académie dite « della Val di Blenio », laquelle, fondée à Milan en 1560 notamment par Giovanni Paolo Lomazzo, Aurelio Luini et Giovanni Ambrogio Brambilla, s'oppose à la normalisation académique du langage toscano-romain en recourant aux composantes les plus vernaculaires de la peinture lombarde. Elle résulte essentiellement de la convergence de trois traditions. La première est constituée par les caricatures de Léonard de Vinci qui, transmises à travers des carnets de dessins possédés par certains élèves (entre autres Bernardino Luini), se mêlent à la mode de la grotesque, diffusée à Milan par les orfèvres et les armuriers, comme les Negroli. La deuxième concerne les jeux d'optique, lesquels connaissent un succès ininterrompu en Italie septentrionale, comme l'attes [...]

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Écrit par :

  • : docteur ès lettres, maître assistant en histoire de l'art médiéval à l'université de Genève (Suisse)

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Pour citer l’article

Frédéric ELSIG, « ARCIMBOLDO GIUSEPPE (1527 env.-1593) », Encyclopædia Universalis [en ligne], consulté le 30 juin 2019. URL : http://www.universalis.fr/encyclopedie/giuseppe-arcimboldo/