GIBBÉRELLINES

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Structure et synthèse

On connaît plusieurs dizaines de gibbérellines différentes, réparties dans tout le règne végétal, et notées de GA1 à GAn (GA = acide gibbérellique). Leurs structures ne diffèrent que par des détails. La plus répandue, qui est commercialisée, est GA3. De plus, divers composés (gibberellin-like substances) ont des propriétés voisines.

Pour être considérée comme une gibbérelline typique, une substance doit satisfaire à deux sortes de critères : sa structure doit comporter un noyau gibbane ; elle doit répondre spécifiquement à certains tests dont les plus classiques sont la stimulation de la croissance de mutants nains et l'induction d'une enzyme, l'α-amylase, dans la couche à aleurone des grains d'orge. Toutefois, toute substance possédant un noyau gibbane n'est pas nécessairement active et de faibles variations de structure peuvent leur conférer une spécificité envers certains tests.

Structure et biosynthèse

Structure et biosynthèse

Dessin

Structure et biosynthèse de quelques gibbérellines. Les gibbérellines diffèrent entre elles par la présence ou l'absence de double liaison dans le noyau A et de groupements hydroxyles en position 2 et 7 (d'après R. E. Cleland). 

Crédits : Encyclopædia Universalis France

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Outre des gibbérellines à fonction acide, les plantes contiennent également des gibbérellines neutres qui dériveraient des précédentes par estérification de leur groupement carboxyle.

Les gibbérellines sont synthétisées suivant la chaîne normale de biosynthèse des terpènes à partir de l'acide mévalonique qui provient de la condensation de trois molécules d'acétate. Certaines gibbérellines apparaissent comme les précurseurs d'autres gibbérellines. Ainsi, chez Gibberella fujikuroi, GA4 et GA7 sont respectivement précurseurs de GA1 et de GA3. Ces deux transformations sont sous la dépendance d'un seul gène, ce qui s'explique aisément puisqu'elles consistent en une hydroxylation du cycle C en position 7. De même, chez les végétaux supérieurs, on peut démontrer la conversion de GA5 en GA1.

Leur synthèse peut être inhibée par des substances telles que le chlorure de (2-chloréthyl)-triméthyl-ammonium (CCC) dont l'action entraîne une diminution du niveau de gibbérellines endogènes.

Une élévation de ce niveau ne signifie pas nécessairement une augmentation de la synthèse. Ainsi, les graines immatures sont particulièrement riches en gibbérellines, alors que la teneur paraît diminue [...]

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Écrit par :

  • : professeur à la faculté des sciences de Rouen

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Pour citer l’article

Paul ROLLIN, « GIBBÉRELLINES », Encyclopædia Universalis [en ligne], consulté le 09 septembre 2019. URL : http://www.universalis.fr/encyclopedie/gibberellines/