NOUVEAU GERMAIN (1851-1920)

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Une quête spirituelle ou un naufrage ?

Germain Nouveau naquit à Pourrières, petit village du Var. Il semble avoir eu du ressentiment envers sa mère, si l'on en croit le poème Dernier Madrigal. Orphelin très jeune, la seule affection qui lui resta fut celle de sa sœur Laurence. Après avoir fait ses études secondaires et envisagé une vocation religieuse, il monte à Paris, où il dissipe rapidement son petit héritage. Il mène alors une vie de bohème, fréquente les cercles du Parnasse, où il fait la connaissance de Charles Cros et de Mallarmé. Au cours de l'été 1874, au café Tabourey, il rencontre Arthur Rimbaud. Rimbaud a alors vingt et un ans, lui vingt-trois. C'est un homme vif, gai, de nature féminine, méridional. Tous deux se lient aussitôt d'amitié et partent pour Londres. Rimbaud a déjà écrit Une saison en enfer. Nouveau recopie de sa main certaines Illuminations. Influença-t-il Rimbaud ? Il semble que non, malgré le poème Poison perdu attribué indifféremment à l'un ou à l'autre. Cela reste une énigme. Après quelques mois de vie commune, Nouveau regagne la France. Les deux amis ne se reverront plus. Dans une lettre à Jean Richepin, il annonce son arrivée à Paris « avec quelques idées bien arrêtées et manières de voir la vie, de la sentir et de la peindre ; plus rien de macabre, de bizarre, d'étrange [...] mais le pur, le simple, le choisi ; aller toujours vers la plus grande lumière, qui est le soleil ».

Nouveau se lie avec Verlaine, publie ses premières œuvres sous le pseudonyme de Néouvielle. Il a un emploi fixe d'expéditionnaire au ministère de l'Instruction publique, collabore au Figaro, au Gaulois. En 1883, il part pour Beyrouth, d'où il rapportera les Sonnets du Liban. De retour à Paris, il s'éprend d'une jeune femme, Valentine Renault, qui lui inspirera des poèmes d'une violente sensualité, les Valentines. En 1886, il enseigne au lycée Janson- [...]


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  • Jean-Luc STEINMETZ
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Dans le chapitre « Poésie et voyance »  : […] Les mois suivants sont voués au désœuvrement. Les courses à travers bois et campagne remplacent des études dont il voit mal la nécessité. Cet état de vacances favorise sa création qui tend à une frénésie sombre. Sous ses yeux, le milieu social se réduit à des caricatures : Les Douaniers , Les Assis . Le bon élève tend au voyou. En février 1871, il n'y tient plus et fugue de nouveau à Paris où il v […] Lire la suite

Pour citer l’article

Alain PETIT, « NOUVEAU GERMAIN - (1851-1920) », Encyclopædia Universalis [en ligne], consulté le 08 août 2020. URL : http://www.universalis.fr/encyclopedie/germain-nouveau/