MOORE GERALD (1899-1987)

Carte mentale

Élargissez votre recherche dans Universalis

Au service des plus grands

Gerald Moore naît à Watford (Hertfordshire, Angleterre) le 30 juillet 1899. Wallis Bandey guide ses premiers pas à l'école de musique de sa ville natale. Sa famille ayant émigré au Canada en 1913, c'est au Hambourg Conservatory of Music de Toronto qu'il poursuit ses études, avec Michael Hambourg – un élève de Nicolaï Rubinstein –, qui avait fondé ce conservatoire en 1911 ; il commence à se produire en récital, comme soliste et accompagnateur.

Une fois de retour en Grande-Bretagne en 1919, Gerald Moore n'hésite guère à suivre les conseils du chef d'orchestre et compositeur britannique Landon Ronald : il abandonne l'ambition de devenir soliste pour consacrer sa vie à l'accompagnement. En 1925, il devient le partenaire du ténor John Coates – grand interprète de Siegfried, de Tristan, de Lohengrin, mais aussi de lieder, de mélodies françaises, de musique élisabéthaine –, à qui il avouera devoir beaucoup.

Débute alors une vie professionnelle qui pourrait se résumer en une phrase : seuls les plus grands l'appelèrent, il ne joua qu'avec eux. Des sonates, bien sûr, avec Yehudi Menuhin au violon et Emanuel Feuermann au violoncelle, mais encore et toujours du lied. Tout d'abord avec Fiodor Chaliapine, Frida Leider, Elisabeth Schumann, Hans Hotter, avec qui il enregistre le Winterreise et le Schwanengesang de Schubert, Kirsten Flagstad, qui le choisit pour graver les Wesendonck Lieder de Wagner, et, enfin, Kathleen Ferrier, dont il fut le pianiste privilégié. Ensuite, ce seront Victoria de Los Angeles, Elisabeth Schwarzkopf avec des lieder d'Hugo Wolf de rêve, Irmgard Seefried, Christa Ludwig, Janet Baker et, surtout, Dietrich Fischer-Dieskau, avec qui il donne de mémorables séances Schubert – parmi lesquelles le Winterreise encore une fois – dont le disque a largement [...]

Fischer-Dieskau

Photographie : Fischer-Dieskau

Photographie

Le baryton allemand Dietrich Fischer-Dieskau et le pianiste britannique Gerald Moore, au Covent Garden de Londres, en 1959. 

Crédits : Erich Auerbach/ Hulton Archive/ Getty Images

Afficher

1  2  3  4  5
pour nos abonnés,
l’article se compose de 2 pages

Médias de l’article

Gerald Moore

Gerald Moore
Crédits : T. Hopkins/ Hulton Getty

photographie

Fischer-Dieskau

Fischer-Dieskau
Crédits : Erich Auerbach/ Hulton Archive/ Getty Images

photographie

Afficher les 2 médias de l'article


Écrit par :

Classification

Autres références

«  MOORE GERALD (1899-1987)  » est également traité dans :

FERRIER KATHLEEN (1912-1953)

  • Écrit par 
  • Pierre BRETON
  •  • 1 784 mots
  •  • 1 média

Dans le chapitre « « Have mercy, lord, on me » »  : […] Kathleen Mary Ferrier naît le 22 avril 1912 à Higher Walton, un village situé près de Preston (Lancashire, Angleterre), dans une famille modeste – son père est maître d'école – mais férue de musique (sa sœur aînée, Winifred, écrira la première biographie d'importance de la grande chanteuse). À l'âge de quatorze ans, Kathleen doit quitter l'école et travailler à la Poste pour aider financièrement s […] Lire la suite

FISCHER-DIESKAU DIETRICH (1925-2012)

  • Écrit par 
  • Pierre BRETON
  •  • 2 443 mots
  •  • 2 médias

Dans le chapitre « Naissance d'un révolutionnaire »  : […] Dietrich Fischer-Dieskau naît à Berlin le 28 mai 1925. Dès ses seize ans, il travaille sa voix avec Georg A. Walter et mène parallèlement des études universitaires poussées. Admis en 1942 à la Musikhochschule de Berlin, il devient l'élève d'Hermann Weissenborn. Incorporé dans la Wehrmacht en 1943, il termine la guerre dans un camp de prisonniers de l'armée américaine en Italie, où il donne en 1945 […] Lire la suite

Pour citer l’article

Pierre BRETON, « MOORE GERALD - (1899-1987) », Encyclopædia Universalis [en ligne], consulté le 08 mai 2021. URL : https://www.universalis.fr/encyclopedie/gerald-moore/