SEURAT GEORGES (1859-1891)

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La Dame en noir, G. Seurat

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Jeune Femme se poudrant, G. Seurat

Jeune Femme se poudrant, G. Seurat
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Une baignade, Asnières, G. Seurat

Une baignade, Asnières, G. Seurat
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Port-en-Bessin, avant-port, marée haute, G. Seurat

Port-en-Bessin, avant-port, marée haute, G. Seurat
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Vers une « formule optique »

La vie de Seurat est un mélange de conventions, d'effacement dans la norme et de secret. Il meurt à trente et un ans, le 29 mars 1891, d'une maladie foudroyante qui révèle à ses amis et à ses proches son union avec le modèle de Jeune Femme se poudrant (Courtault Institute, Londres). « Grave, calme et doux, taciturne », selon Henri de Régnier, on l'a décrit aussi très compliqué (Signac), obstiné, pensif, farouche, austère. Lucie Cousturier eut l'intuition d'une urgence inquiète et sourde en évoquant « un regard brûlant et une voix psychologique, étranglée par l'impatience ». Avec son « je-m'en-foutisme » bien connu, Degas a parlé du « notaire », mais Gustave Kahn a vu le même individu « plus pittoresquement coiffé d'un caloquet de feutre et d'un costume plus bigarré ». L'esprit d'ordre et de méthode, l'esprit de conquête et d'aventure brûlent, en vérité, l'énergie d'un homme qui peint jour et nuit et qui meurt aussi de fatigue morale et d'épuisement.

Jeune Femme se poudrant, G. Seurat

Jeune Femme se poudrant, G. Seurat

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Georges Seurat (1859-1891), Jeune Femme se poudrant, 1890. Courtauld Gallery, Londres. 

Crédits : Bridgeman Images

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Né le 2 décembre 1859 à Paris dans une famille bourgeoise aisée, installée 110, boulevard Magenta, Georges-Pierre Seurat, après avoir suivi des cours de dessin dans une école municipale, est admis en février 1878 à l'École des beaux-arts. Dans l'atelier d'Henri Lehmann, ancien élève d'Ingres, il suit sans éclat et avec assiduité le cursus académique ; en mai 1879, frappé par la quatrième exposition impressionniste, il loue avec ses amis Ernest Laurent et Edmond Aman-Jean un studio rue de l'Arbalète, puis, ayant fait une année de volontariat militaire à Brest de novembre 1879 à novembre 1880, il s'installe rue de Chabrol.

Le résultat de cette période de formation à la fois conventionnelle et très personnelle est sanctionné par le succès du portrait d'Aman-Jean au Salon de 1883, salué par le critique Roger Marx. Puvis de Chavannes s'intéresse à ce petit groupe d'artistes qui dessinent et travaillent souvent sur le motif autour de Paris. [...]

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Écrit par :

  • : professeur émérite d'histoire de l'art contemporain à l'université de Paris-I-Panthéon-Sorbonne

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Pour citer l’article

Éric DARRAGON, « SEURAT GEORGES - (1859-1891) », Encyclopædia Universalis [en ligne], consulté le 26 juin 2019. URL : http://www.universalis.fr/encyclopedie/georges-seurat/