GÉNOME NÉANDERTALIEN

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Génome de Néandertal

Génome de Néandertal
Crédits : (M. Bessou, collection et copyrights UMR-PACEA équipe LAPP ; Geigl et al., Université de Paris Diderot

photographie

Relations entre populations d'Hommes modernes et Néandertaliens

Relations entre populations d'Hommes modernes et Néandertaliens
Crédits : Encyclopædia Universalis France

dessin


Paléoanthropologues et biologistes de l'évolution humaine ont assisté en 2010 au déchiffrage d'une partie du génome néandertalien. Cette lignée humaine, qui a peuplé l'Asie de l'Ouest et l'Europe pendant 400 000 ans, a disparu il y a environ 30 000 ans. Elle est considérée comme la plus proche de la lignée de l'Homme moderne, seul survivant de toutes les espèces humaines ayant existé. Mais on estimait que les Néandertaliens n'avaient pas significativement contribué à la diversité génétique des Hommes modernes. L'équipe internationale dirigée par Svante Pääbo de l'Institut Max-Planck (M.P.I.) de Leipzig (Allemagne) a réussi le tour de force technique de rassembler en un génome unique des fragments d'ADN extraits d'ossements appartenant à trois Néandertaliens de la grotte de Vindija (Croatie) et datant de 33 000 et 44 500 ans. La comparaison de ce génome avec ceux d'Hommes actuels de diverses origines, permet d'identifier des gènes susceptibles d'être responsables de certaines différences morphologiques et cognitives entre Homme actuel et Néandertalien, mais implique également des échanges génétiques entre ces deux groupes humains.

Pourquoi une quinzaine de scientifiques s'acharnent-ils pendant des années à une tâche qui semblait, a priori, impossible ? Tout d'abord, ils cherchent à déceler les spécificités biologiques de l'Homme moderne qui nous distinguent des autres primates et de nos ancêtres. La comparaison des génomes de l'Homme moderne avec ceux des primates actuels nous a permis d'identifier les changements survenus au cours des derniers 6,5 millions d'années et ainsi de décrire les particularités de la lignée humaine par rapport aux autres grands singes. La comparaison des génomes de l'Homme moderne avec ceux des Hommes fossiles non modernes devrait nous permettre d'identifier les particularités du premier si ces [...]

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Écrit par :

  • : directrice de recherche au CNRS, Institut Jacques Monod, CNRS, université de Paris-VII-Denis-Diderot
  • : directeur de recherche au CNRS
  • : directeur de recherche au C.N.R.S., responsable de l'équipe Épigénome et paléogénome de l'Institut Jacques-Monod, C.N.R.S., université de Paris-VII-Denis-Diderot

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«  GÉNOME NÉANDERTALIEN  » est également traité dans :

DÉCHIFFRAGE DU GÉNOME NÉANDERTALIEN

  • Écrit par 
  • Gabriel GACHELIN
  •  • 298 mots
  •  • 1 média

Longtemps, les chercheurs travaillant sur l'évolution récente de l'homme n'ont eu à leur disposition que des objets matériels qui se conservent relativement bien : squelettes, constructions, poteries, outils, restes alimentaires, ou encore peintures et gravures. L'accès au patrimoine génétique (le génome) des homme […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/dechiffrage-du-genome-neandertalien/#i_53572

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Pour citer l’article

Eva-Maria GEIGL, Bruno MAUREILLE, Thierry GRANGE, « GÉNOME NÉANDERTALIEN », Encyclopædia Universalis [en ligne], consulté le 22 août 2019. URL : http://www.universalis.fr/encyclopedie/genome-neandertalien/