GÉNÉRATION DE 98

AZORÍN JOSÉ MARTÍNEZ RUIZ dit (1874-1967)

  • Écrit par 
  • Eutimio MARTÍN, 
  • René PELLEN
  •  • 1 716 mots

Dans le chapitre « L'anarchiste à l'Académie »  : […] José Martínez Ruiz est né de notables, de « propriétaires », comme les actes officiels aiment à le souligner ; son père, à plusieurs reprises, fut maire de Monóvar. On pourrait croire, chez le jeune homme, à une réaction contre un milieu de province étouffant lorsqu'il rencontre, dans la capitale, au terme d'études inachevées, la bohème littéraire et artistique de l'époque. Il méprise la vie espag […] […] Lire la suite

BLASCO IBÁÑEZ VICENTE (1867-1928)

  • Écrit par 
  • Eutimio MARTÍN, 
  • René PELLEN
  •  • 1 726 mots
  •  • 1 média

Ennemi acharné des monarchies et des dictatures, habitué des prisons – avant d'être couvert, en tant que député républicain, par l'immunité parlementaire – protagoniste de duels nombreux, colonisateur, best-seller mondial tiré à des millions d'exemplaires, journaliste provincial ou collaborateur de la grande presse américaine, Vicente Blasco Ibáñez exprime, dans toutes les formes de son activité, […] […] Lire la suite

CHAMPS DE CASTILLE, Antonio Machado Fiche de lecture

  • Écrit par 
  • Bernard SESÉ
  •  • 825 mots

Dans le chapitre « L'avenir de l'Espagne »  : […] Le recueil s'ouvre sur un « Portrait », où le poète présente son art poétique et ses valeurs éthiques : « Méprisant la romance des ténors à voix creuse/ et le chœur des grillons qui chantent à la lune,/ je cherche à démêler les voix des échos ;/ parmi toutes les voix, je n'en écoute qu'une. » Le souci d'objectivité s'inscrit dans la prise de conscience du « problème de l'Espagne » de la Génératio […] […] Lire la suite

CLARÍN ou LEOPOLDO GARCÍA ALAS Y UREÑA (1852-1901)

  • Écrit par 
  • Eutimio MARTÍN, 
  • René PELLEN
  •  • 1 711 mots

Dans le chapitre « Une erreur de perspective »  : […] Il est évident que dans toute son œuvre les implications subjectives sont grandes. Clarín ressentait avec une force presque superstitieuse le poids du passé – poids de sa propre enfance ou des générations antérieures. Il vénérait les noms que la tradition avait consacrés, n'exerçait guère sa férocité à l'endroit des écrivains les plus connus de son époque, se souciait peu de découvrir chez les jeu […] […] Lire la suite

ESPAGNE (Arts et culture) La littérature

  • Écrit par 
  • Jean CASSOU, 
  • Corinne CRISTINI, 
  • Jean-Pierre RESSOT
  •  • 13 749 mots
  •  • 4 médias

Dans le chapitre « Nouveaux maîtres à penser »  : […] Ganivet était l'ami de Miguel de Unamuno (1864-1936), le maître de la génération de 1898 et l'une des figures capitales de l'Espagne, devenue légende à cause de sa carrière passionnée de lutteur, sa gloire de recteur de l'université de Salamanque, son exil sous Primo de Rivera, son retour triomphal à l'avènement de la république, sa mort solitaire lors de l'entrée des franquistes à Salamanque. Ay […] […] Lire la suite

LARRA MARIANO JOSÉ DE (1809-1837)

  • Écrit par 
  • Jean-René AYMES
  •  • 1 236 mots

Dans le chapitre « Explorations littéraires »  : […] Paradoxalement, c'est la censure gouvernementale, non pas implacable mais arbitraire, qui, obligeant à la ruse, permet à Larra d'exercer avec brio son ironie. Artiste du langage, il est tout à la fois pionnier et fossoyeur. Il rompt avec les conventions du style journalistique en amalgamant de multiples procédés d'expression : dialogues impromptus, aphorismes, boutades, apartés, digressions... Pur […] […] Lire la suite

L'ESSENCE DE L'ESPAGNE, Miguel de Unamuno Fiche de lecture

  • Écrit par 
  • Bernard SESÉ
  •  • 882 mots

Dans le chapitre « Régénérer l'Espagne »  : […] Dans la ligne de l'examen des Maux de la patrie (1890) de L. Mallada, anticipant les théories des « régénérationnistes », tels que Macías Picavea ou Joaquín Costa, Unamuno éclaire, de façon exemplaire, le « problème de l'Espagne », qui allait bientôt ébranler la société. En effet, le traité de Paris (décembre 1898), qui mettait fin au conflit avec les États-Unis, et reconnaissait l'indépendance […] […] Lire la suite

MACHADO ANTONIO (1875-1939)

  • Écrit par 
  • Cesare SEGRE
  •  • 2 318 mots

Antonio Machado est le principal représentant de ce qu'on appelle la «   génération de 98 », qui s'appliqua, après l'écroulement des dernières ambitions impériales espagnoles, à méditer sur les déficiences et sur les erreurs séculaires qui l'avaient provoqué et à retrouver, en revanche, les valeurs permanentes de la culture nationale. Machado parcourt un itinéraire de pensée qui, du silence discre […] […] Lire la suite

MAEZTU RAMIRO DE (1875-1936)

  • Écrit par 
  • Sylvie LÉGER
  •  • 325 mots

Figure représentative, avec Azorín et Baroja, de la génération de 1898, excellent diplomate, l'écrivain espagnol Maeztu joue un rôle idéologique considérable. Sa première œuvre, typique de la génération de 1898, Hacia otra España (1899), influencée par Ibsen et Nietzsche, exprime son mécontentement à l'égard de son pays et la prétendue nécessité de l'européanisation. Un long séjour à l'étranger d […] […] Lire la suite

MENÉNDEZ PIDAL RAMÓN (1869-1968)

  • Écrit par 
  • Georges MARTIN
  •  • 837 mots

L'importance de Menéndez Pidal dans la culture espagnole tient à sa longévité et au lieu de son intervention, puisque son travail — près d'un siècle d'autorité, âprement défendue — repose sur le trépied où s'établit l'imaginaire des nations : l'histoire ancienne, la langue et l'épopée ( Castilla, la tradición, el idioma , 1945). Le retentissement en fut considérable dans le champ de l'idéologie na […] […] Lire la suite

UNAMUNO MIGUEL DE (1864-1936)

  • Écrit par 
  • Bernard SESÉ
  •  • 1 407 mots

Des écrivains qui composent ce que l'on appelle, en Espagne, la «  génération de 98 », Unamuno fut l'un des plus divers, des plus remuants, des plus ardents. Avec Azorín, Baroja, Machado, Valle-Inclán, Maeztu – au lendemain du désastre de la guerre avec les États-Unis et de la perte des dernières colonies –, Unamuno contribua à animer la vie intellectuelle de son pays, à donner un éclat nouveau à […] […] Lire la suite

VALLE-INCLÁN RAMÓN DEL (1866-1936)

  • Écrit par 
  • Bernard SESÉ
  •  • 1 435 mots

« L'art peut suivre deux voies : l'une est celle de l'architecture et de l'allusion, logarithmes de la littérature ; l'autre celle des réalités telles que les montre le monde. On dit que c'est ainsi que Vélasquez peignit ses chefs-d'œuvre... » Ces deux voies qu'il indique lui-même, Valle-Inclán les suivit tour à tour. Sa première manière, marquée par la mélodie des rythmes, l'éclat des images, l' […] […] Lire la suite