GALILÉE (G. GALILEI)

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La jeunesse d'un maître révolutionnaire

Galileo Galilei est né à Pise dans une famille modeste issue d'une ancienne noblesse florentine dont les ressources avaient subi de sérieux revers. Ses parents lui léguèrent une vigoureuse constitution, que souligne l'aspect « carré » de son corps tel que l'ont saisi ses portraitistes et ses proches biographes.

Il fit ses premières études auprès de son père, qui était un musicologue averti, et manifesta de bonne heure, outre son goût pour la musique et le dessin, une habileté manuelle remarquable dans la construction d'instruments. Sa famille s'étant établie à Florence en 1574, il fit ses classes au monastère de Santa Maria de Vallombrosa où il faillit rester comme novice. Son père le reprit en 1579, à cause des soins que nécessitait une grave ophtalmie, et le dirigea vers la profession médicale. Entré avec cette intention à l'université de Pise en 1581, il supporta fort mal l'enseignement médiocre, à base de discussions livresques, qui y était proposé et se tourna résolument vers les mathématiques, sous l'influence d'un maître sans grand savoir, mais bon pédagogue.

Les voies qu'il avait suivies n'avaient rien de régulier. Il quitta Pise en 1585 sans aucun diplôme, mais riche d'une culture répondant à l'idéal humaniste. Il s'était nourri des dialogues de Platon et avait médité sur l'isochronisme des oscillations du pendule.

À Florence, où il était revenu, Galilée poursuivit des recherches sur le centre de gravité de certains solides, ainsi que sur la balance hydrostatique d'Archimède, et se fit connaître par des exercices littéraires et des conférences publiques, notamment sur Dante, le Tasse et l'Arioste. La poésie burlesque qu'il écrivit contre le port de la toge révèle dès cette époque le caractère militant de son aversion pour les structures conservatrices qui nuisent à l'indépendance de l'esprit.

C'est à l'absence de structures universitaires précises dans l'enseignement des mathématiques qu'il dut de pouvoir poser sa candidature de professeur d [...]

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Galilée, J.Sustermans

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Pierre COSTABEL, « GALILÉE (G. GALILEI) », Encyclopædia Universalis [en ligne], consulté le 14 avril 2021. URL : https://www.universalis.fr/encyclopedie/galilee-1564-1642/