GALIBI ou KALINA

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Indiens de la famille karib qui peuplent une zone qui s'étend le long de la côte atlantique, du nord du Brésil au sud du Venezuela en passant par la Guyane française, le Guyana et le Suriname. À Galibi, qui est un exonyme donné par les Blancs, ils préfèrent le nom qu'ils se donnent entre eux : Kalina. La pêche est l'activité économique de base, mais les Galibi pratiquent aussi l'horticulture sur brûlis. Ils cultivent surtout le manioc et les ignames. Ils vendent une partie de leurs récoltes et de la pêche dans les marchés de Saint-Laurent et de Mana. Les maisons sont encore traditionnelles, sans parois et avec le toit à double pan. Certaines maisons reposent sur pilotis pour les isoler du sable. Les Galibi fabriquent une vannerie de techniques et de formes variées et une poterie d'excellente qualité, qui se caractérisait par la richesse de ses formes ; mais, aujourd'hui, beaucoup de ces récipients en céramique ont été remplacés par des ustensiles modernes.

D'après les textes anciens, il semble que les Galibi étaient divisés en groupes patrilinéaires et avaient une résidence « virilocale ». Actuellement, l'unité sociale est la famille nucléaire, capable de satisfaire ses besoins, et chaque village est formé par ces unités qui ne sont pas soumises à des règles de résidence strictes.

Le village est dirigé par un chef désigné par l'administration en accord avec la population. L'autorité du chef est limitée et celui qui ne s'entend pas avec lui peut quitter le village librement. La grande mobilité des Galibi, qui changent fréquemment de lieu de résidence, a été accrue par la recherche de travaux salariés. Elle entraîne une constante variation dans la composition de la population des villages.

La plupart de ces Indiens ont été christianisés depuis le xviiie siècle, mais ils conservent encore une grande partie de leurs croyances traditionnelles.

—  Susana MONZON

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ARAWAKS & KARIBS

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  • Oruno D. LARA
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Dans le chapitre « Les données de l'anthropologie »  : […] Tous les groupements arawaks et karibs subsistent sur le continent mais ils furent détruits dans le domaine insulaire, sauf en Dominique où une réserve ( Carib Reserve ) fut créée en 1903. Dirigés par un chef ( ubutu ), les Karibs de la Dominique subsistent grâce à un artisanat (objets de fil, de corde, fabrication des paniers caraïbes et de petite vannerie en général). Des Black Karibs , réfugiés […] Lire la suite

Pour citer l’article

Susana MONZON, « GALIBI ou KALINA », Encyclopædia Universalis [en ligne], consulté le 26 octobre 2020. URL : https://www.universalis.fr/encyclopedie/galibi-kalina/