Gaillarde «Lord Salisbury», GIBBONS (Orlando)

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Auteur

Membre d'une famille illustre de musiciens anglais, Orlando Gibbons occupe, de 1605 à sa mort, le poste prestigieux d'organiste de la chapelle du roi Jacques Ier. En 1625, il organise les solennités qui entourent les funérailles de Jacques Ier et prépare les festivités organisées pour accueillir Henriette Marie de France, future reine d'Angleterre. Son catalogue comporte surtout de la musique religieuse, genre dans lequel il excelle, des pièces pour violes, dont 28 fantaisies de 2 à 6 parties, et des œuvres pour clavier : il est un des grands organistes et virginalistes de son temps.

Genre - Musique pour virginal

Dans l'Angleterre du début du XVIIe siècle, on appelle virginal tous les instruments à clavier et à cordes pincées. Ce n'est que plus tard que sera faite la distinction entre clavecin et virginal, et que ce dernier instrument, sorte de petit clavecin portatif, deviendra synonyme d'épinette. Introduit en Angleterre par Antonio de Cabezón, qui avait suivi en 1554 Philippe II d'Espagne à la cour de la reine Marie Tudor, le virginal est à l'origine de la toute première école de compositeurs pour clavier.

Forme - Gaillarde

La gaillarde, d'origine paysanne, devient à la Renaissance une danse de cour. Vive et enjouée, caractérisée par un rythme à trois temps, elle succède généralement à une pavane, danse plus lente et au caractère plus grave, avec laquelle elle forme un contraste apprécié.

Esthétique

Avec Thomas Morley, William Byrd et Giles Farnaby, Orlando Gibbons appartient à cette école anglaise de virginalistes qui, abandonnant le jeu à trois doigts, inventent la technique moderne de jeu sur cet instrument à clavier en exploitant gammes, arpèges, traits de virtuosité, notes répétées, passage du pouce...

Langage

Dans les deux principaux recueils collectifs anglais de pièces pour virginal de l'époque de Gibbons, le Fitzwilliam Virginal Book et le Parthenia (dans lequel figure cette gaillarde), quatre formes spécifiques rencontrent la faveur des compositeurs : la danse - pavanes et gaillardes principalement -, la variation - sur des mélodies de plain-chant ou sur des airs de chansons populaires -, la fantaisie - contrapuntique et virtuose - et la musique descriptive.

—  Alain FÉRON

Écrit par :

  • : compositeur, critique, musicologue, producteur de radio

Voir aussi

Pour citer l’article

Alain FÉRON, « Gaillarde «Lord Salisbury», GIBBONS (Orlando) », Encyclopædia Universalis [en ligne], consulté le 11 novembre 2018. URL : http://www.universalis.fr/encyclopedie/gaillarde-lord-salisbury-gibbons-orlando/