AULENTI GAE (1927-2012)

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Lampe « Pipistrello » de Gae Aulenti

Lampe « Pipistrello » de Gae Aulenti
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Musée d'Orsay

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Crédits : Istituto Geografico De Agostini

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Un designer d'avant-garde

Née en 1927 à Palazzolo della Stella (province d'Udine), Gae Aulenti est diplômée d'architecture au Politecnico di Milano en 1954. Membre à partir de 1960 de la Société des designers italiens (Associazione per il disegno industriale, A.D.I.), elle triomphe en 1964 à la Triennale de Milan qui lui attribue un grand prix. Cet intérêt pour le design est à rapprocher de sa formation d'origine. On ne peut pas, en effet, isoler Gae Aulenti du milieu milanais qui l'a formée, alors animé par l'architecte et designer Giò Ponti (1891-1979). Ce maître disciple de Le Corbusier a introduit sous le fascisme le mouvement moderne en Italie. Son activité s'est exercée à chaque niveau de la vie quotidienne, de l'immeuble au matériel sanitaire : tous les designers qui débutèrent dans les années 1960 ont subi son influence qui est venu bousculer le style serein des Scandinaves. Dans la lignée de cette tradition, Gae Aulenti créé, par exemple, la lampe « Pipistrello » (chauve-souris), en 1963.

Lampe « Pipistrello » de Gae Aulenti

Lampe « Pipistrello » de Gae Aulenti

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L’architecte et designer Gae Aulenti imagine la lampe « Pipistrello » en 1963. Elle est conçue en plastique thermoformé, le matériau de synthèse phare des années 1960, et la forme de l’abat-jour évoque les ailes d’une chauve-souris (pipistrello en italien). Hauteur : 66 cm ;... 

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Comme son maître, cependant, elle ne se contente pas d'œuvrer pour les riches esthètes. En 1970, elle s'associe à l'expérience de la chaîne de magasins Prisunic qui lance une ligne de mobilier contemporain à des prix accessibles en rassemblant des designers connus. Durant les quatre années que dure cette expérience sans précédent, Gae Aulenti conçoit ainsi des chaises et des fauteuils en acier laqué et chromé qui prendront ensuite place dans les musées.

Tout au long de sa carrière, l'artiste reste fidèle à la leçon de Giò Ponti, n'oubliant jamais la vie quotidienne. Mais elle n'hésite pas non plus à être à contre-courant. En 1996, par exemple, elle créera pour la firme italienne Ideal-Standard une ligne de porcelaine sanitaire baptisée « Orsay », tandis que la robinetterie se dénomme « Hyperbole » – car elle privilégie cette courbe. Tout en ajoutant au matériel habituel de la salle de bains une originale table desserte en porcelaine vitrifiée, elle r [...]

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  • Écrit par 
  • Stéphane GUÉGAN
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Dans le chapitre « « Une aventure du regard » »  : […] Jugée imparfaite ou tendancieuse, voire antimoderne, selon les camps qui s’exprimèrent alors vivement, une certaine « polyphonie » (selon Michel Laclotte, le directeur du musée d’Orsay jusqu’à son ouverture) avait été introduite sous les voûtes de l’ancienne gare, réaménagée par Gae Aulenti, elle-même peu sensible au style qu’elle jugeait « périmé » de Victor Laloux. À la suite de la transformati […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/musee-d-orsay-paris/#i_98432

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Roger-Henri GUERRAND, « AULENTI GAE - (1927-2012) », Encyclopædia Universalis [en ligne], consulté le 23 juillet 2019. URL : http://www.universalis.fr/encyclopedie/gae-aulenti/