KLINE FRANZ (1910-1962)

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Le peintre américain Franz Kline est l'un des principaux représentants de l'expressionnisme abstrait. Selon le critique Clement Greenberg (qui fut l'un des théoriciens influents de ce courant novateur), ses œuvres ont « la tension évidente qui s'identifie avec la peinture moderniste depuis Cézanne. Kline aussi a « démonté » son art ».

Né dans une ville minière de Pennsylvanie, Kline fait ses études artistiques à Philadelphie, Boston et Londres (1937-1938) avant de s'installer à New York. Dans les années quarante, sa peinture est figurative : ses scènes de rues et ses portraits rencontrent un certain succès et on lui commande le décor de la Bleecker Street Tavern en 1940. Mais, avec ses amis Philip Guston et Bradley Walter Tomlin, Kline abandonne la figuration en 1950. Ses dessins tracés au pinceau sur du papier journal ou des feuilles d'annuaire s'agrandissent au format de la toile. Exécutés à l'émail noir, peinture industrielle qui sèche vite, ses coups de pinceau inscrivent les trajectoires du geste à l'intérieur du tableau. Kline s'intéresse alors exclusivement aux rapports entre les noirs et les blancs, qui sont beaucoup plus complexes que la simple inscription d'une forme sur un fond (Chief, 1950, Museum of Modern Art, New York ; New York, 1953, Albright Knox Gallery, Buffalo). Kline est alors au sommet de sa carrière — il enseigne aussi, notamment au célèbre Black Mountain College (1952). À la fin des années cinquante, l'artiste réintroduit la couleur dans ses tableaux (Dahlia, Whitney Museum, New York). Mais bientôt il tombe malade, et en 1962 il meurt.

Les œuvres de Kline ont souvent été comparées à la calligraphie orientale. L'artiste s'en défendait cependant : « Les mouvements et les gestes du bras et de l'épaule ne tendent qu'à une ultime structure d'émotion, plutôt qu'à un idéogramme ou une écriture. »

—  Élisabeth LEBOVICI

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Dans le chapitre « Une peinture sans limites »  : […] Refusant le formalisme de l'abstraction géométrique et son fondement conceptuel, les artistes empruntent aux surréalistes la notion d'automatisme psychique qui accorde une priorité absolue au mode de conception. Par ailleurs, de nouveaux matériaux et de nouvelles pratiques font leur apparition et ouvrent des perspectives sans fin d'improvisation et d'expérimentation. Pollock utilise de la peintur […] Lire la suite

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Élisabeth LEBOVICI, « KLINE FRANZ - (1910-1962) », Encyclopædia Universalis [en ligne], consulté le 23 octobre 2020. URL : https://www.universalis.fr/encyclopedie/franz-kline/