RIEGER FRANTIŠEK LADISLAV (1818-1903)

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Fils d'un meunier, František Ladislav Rieger étudie le droit et rallie très jeune le mouvement nationaliste tchèque. En 1848, membre du comité national de Prague, il rédige la charte de la Bohême, entre dans le gouvernement du comte de Thun et propose un empire fédéraliste. Après la dissolution du comité national, il s'exile pendant deux ans à Paris. En 1853, il épouse la sœur de František Polacky. Élu à la diète de Bohême et député au parlement de Vienne en 1861, où il est le porte-parole des représentants tchèques, il se retire avec ses collègues lorsqu'en 1863 il ne peut obtenir la reconnaissance de la couronne de Saint-Venceslas. Après être allé à Moscou en 1867 au congrès panslave, il rédige en 1868 la déclaration selon laquelle la Bohême devrait conserver son individualité historique dans une union dynastique, revendiquant ainsi pour les Tchèques un statut égal à celui qui a été accordé aux Hongrois par le compromis de 1867. Lorsque le comte von Taaffe, nouveau chef du gouvernement de Vienne, infléchit la politique impériale dans un sens plus favorable aux Slaves, Rieger prône le retour des députés tchèques au parlement (1879). Cette attitude, jugée trop modérée et conservatrice, est contestée par la nouvelle génération nationaliste qui rejette le leadership de Rieger. En 1891, bien que président du Parti vieux-tchèque, il n'est pas réélu député. Six ans plus tard, l'empereur le fait baron et membre de la Chambre des seigneurs.

—  André BRISSAUD

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André BRISSAUD, « RIEGER FRANTIŠEK LADISLAV - (1818-1903) », Encyclopædia Universalis [en ligne], consulté le 08 septembre 2019. URL : http://www.universalis.fr/encyclopedie/frantisek-ladislav-rieger/