DU QUESNOY FRANÇOIS (1597-1643)

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Un Flamand à Rome

En 1618, grâce à une pension de l'archiduc Albert, François du Quesnoy se rendit à Rome pour étudier l'Antique et les maîtres modernes, comme Michel-Ange et Raphaël. Bien que privé de subsides par la mort de l'archiduc en 1621, il décida de rester à Rome. Sa production était alors constituée de sculptures de petit format, en terre cuite, en ivoire, en bronze et parfois en marbre, destinées à une clientèle d'amateurs. De ces œuvres, très peu sont identifiées de façon certaine. Dès cette époque, le sculpteur se fit connaître pour ses figures de petits enfants, appelés putti, en ronde bosse ou en relief, qui établirent définitivement sa réputation dans ce genre. En 1626, il partageait un logement avec Nicolas Poussin et, selon leurs biographes, les deux artistes étudiaient ensemble non seulement l'antique, mais aussi la peinture contemporaine. Du Quesnoy réalisa ainsi des reliefs mettant en scène des putti inspirés de sarcophages antiques et de L'Offrande à Vénus de Titien, alors conservée à Rome. Sa Bacchanale d'enfants avec une chèvre (1626 ; galerie Doria Pamphili, Rome) fait écho également aux Bacchanales d'enfants que Poussin peint au même moment. Le relief de L'Amour sacré terrassant l'Amour profane (galerie Doria Pamphili, Rome), exécuté postérieurement, est une composition claire présentant un modelé subtil de la surface du marbre : il témoigne du classicisme qui imprègne progressivement l'œuvre de Du Quesnoy et que l'on retrouve dans les cénotaphes sculptés pour l'église Santa Maria dell'Anima, en particulier celui de Ferdinand Van den Eynde (1635-1640 ou 1642).

Du Quesnoy est en effet, avec les peintres Nicolas Poussin et Andrea Sacchi, l'un des principaux représentants du mouvement classicisant qui apparaît à Rome vers 1630, se distinguant du cour [...]


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Marion BOUDON, « DU QUESNOY FRANÇOIS - (1597-1643) », Encyclopædia Universalis [en ligne], consulté le 27 septembre 2020. URL : https://www.universalis.fr/encyclopedie/francois-du-quesnoy/