FRANCEL'année politique 2004

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France : élections régionales de 2004

France : élections régionales de 2004
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France : élections régionales (1986-2004)

France : élections régionales (1986-2004)
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France : composition des conseils régionaux (1992-2004)

France : composition des conseils régionaux (1992-2004)
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France : élections cantonales (1988-2004)

France : élections cantonales (1988-2004)
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Le choc des régionales

Premières élections depuis 2002, les élections régionales des 21 et 28 mars 2004 se traduisent par une victoire sans appel du Parti socialiste, dont l'impact fut amplifié par les nouvelles modalités du scrutin : deux tours, 10 p. 100 des suffrages exprimés pour accéder au second tour, 5 p. 100 des suffrages exprimés pour être autorisé à fusionner en vue du second tour et 5 p. 100 pour être admis à la répartition des sièges, prime majoritaire au second tour avec l'octroi de 25 p. 100 des sièges à la liste arrivée en tête. Alors que le P.S. ne détenait que deux régions métropolitaines en 1986 et 1992, et huit en 1998, il se retrouve à la tête de vingt d'entre elles sur vingt-deux à l'issue des élections de 2004, trois régions d'outre-mer sur quatre étant désormais dirigées par la gauche.

France : élections régionales de 2004

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Résultats des élections régionales de 2004. 

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France : élections régionales (1986-2004)

France : élections régionales (1986-2004)

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Résultats définitifs des élections régionales en France métropolitaine : pourcentage des suffrages exprimés par les différentes forces politiques (source : ministère de l'Intérieur). 

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L'extrême droite continue à progresser au premier tour par rapport à 1998, même si le mode de scrutin, combiné à la volonté de certains électeurs de « voter utile », conduit à une diminution des sièges occupés par le Front national. S'il recule légèrement au premier tour dans les terres où il était traditionnellement bien implanté (Languedoc-Roussillon, Provence-Alpes-Côte d'Azur, Rhône-Alpes), le F.N. progresse néanmoins au second tour dans quatre régions (Alsace, Aquitaine, Midi-Pyrénées, Nord - Pas-de-Calais). Surtout, son maintien à ce stade dans dix-sept régions sur vingt-deux impliquant la tenue de triangulaires, il parvient à empêcher la victoire de la droite dans les régions où celle-ci paraissait bien ancrée. Si cette composante « protestataire » du vote se confirme donc, l'essentiel de la contestation du gouvernement allait surtout bénéficier à la gauche, y compris non socialiste, avec des gains notables du Parti communiste et des Verts. En revanche, l'extrême gauche ne devait pas rééditer ses bons scores de la présidentielle de 2002.

Surtout, ce scrutin est marqué par un recul sensible de l'abstention au premier tour et, plus encore, au second, témoignant d'un [...]

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Écrit par :

  • : président du Centre d'étude et de réflexion pour l'action politique

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Nicolas TENZER, « FRANCE - L'année politique 2004 », Encyclopædia Universalis [en ligne], consulté le 21 septembre 2019. URL : http://www.universalis.fr/encyclopedie/france-l-annee-politique-2004/