FOLIE

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La folie et la science

Cependant, ce régime ne peut fonctionner que si les fous demeurent constamment observés. La folie devient ainsi un objet de connaissance empirique et, pour employer un mot anachronique, psychologique, fort différent de l'objet plus ou moins fantastique qui s'offrait aux spéculations médicales. Mais, « si le nouvel espace de l'internement rapproche, au point de les réunir en un séjour mixte, la folie et la raison, il rétablit entre elles une distance bien plus redoutable, un déséquilibre qui ne pourra plus être renversé, aussi libre que soit la folie dans le monde que lui aménage l'homme raisonnable, aussi proche qu'elle soit de son esprit et de son cœur, elle ne sera jamais pour lui qu'un objet » (M. Foucault). Ce que le Moyen Âge et la Renaissance avaient vu, ce que l'âge classique avait tenté de refouler, à savoir que la folie est un possible de chacun et pour chacun, sera maintenant purement et simplement aboli, car il n'y a rien de commun ni aucun passage entre un sujet possesseur de raison et de science et son objet d'investigation. S'il y a des exceptions, il suffira de lire les auteurs et de s'informer de leur pratique pour s'assurer qu'elles ne vont jamais loin. C'est une question de savoir si l'esprit, voire la pratique psychanalytique, ont pleinement rétabli ce passage, à condition même, c'est une autre question, qu'ils le puissent.

La dissociation positiviste

L'époque positiviste va tirer toutes les conclusions de cet état de choses. Sur le plan de la science, elle défend avec acharnement un idéal immuable, exactement contenu dans le double sens de l'expression pathologie mentale : il n'y a pas d'autre explication ni d'autre cause aux désordres de la conduite, de l'affectivité ou de la pensée que les lésions ou les altérations de la matière cérébrale. À la limite, la psychiatrie se confondra avec la neurologie. L'idéa [...]


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Écrit par :

  • : membre de l'Académie royale de Belgique, membre associé à l'université de Louvain

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Autres références

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ALIÉNISME

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  • Jean GARRABÉ
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Apparu en 1833, le terme aliénisme, dérivé d'aliénation, a surtout été utilisé par la suite pour désigner rétrospectivement la nouvelle spécialité médicale qui s'est développée au xix e  siècle par l'application à l'étude et au traitement de la folie des méthodes de la médecine moderne née de la philosophie des Lumières. […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/alienisme/#i_22417

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Dans le chapitre « Origine du mouvement »  : […] Comme tout phénomène humain, le mouvement a une histoire. Il débute à Londres dans les années 1960 et groupe des psychiatres anglais et américains ; certains sont psychanalystes. Freud avait déjà apporté « la peste » dans la psychiatrie en abordant le problème des psychoses psychanalytiquement. Elles n'étaient plus constitutionnelles ou organiques mais s'engendraient d'un manque radical, manque n […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/antipsychiatrie/#i_22417

ART BRUT

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  • Hervé GAUVILLE
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L'art des « fous », ancêtre de l'art brut, a connu un bouleversement, dans son acception et son impact, que ses premières manifestations n'auguraient pas. Si l'expression du trouble mental a d'abord suscité un intérêt médical, celui-ci n'a ensuite cessé d'évoluer, notamment vers ses aspects sociologique et artistique. La figure de l'artiste brut a, elle aussi, connu une série de métamorphoses : […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/art-brut/#i_22417

ASILE, psychiatrie

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  • Sylvie METAIS
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Le terme asile vient du grec asulon qui signifie lieu inviolable ou encore refuge. Il désigne principalement les établissements où sont soignés les malades mentaux. Les premiers asiles ont vu le jour en France au début du xix e siècle. C'est le psychiatre français Esquirol, élève et disciple de Pinel, qui, dans son ouvrage […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/asile-psychiatrie/#i_22417

BONNAFÉ LUCIEN (1912-2003)

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Psychiatre français, Lucien Bonnafé est né en 1912 à Figeac (Lot), dans une famille de médecins. Son grand-père, médecin aliéniste, avait dirigé l'asile de Saint-Alban, en Haute-Lozère. Jeune étudiant en médecine, il fait souvent la navette entre Toulouse, où il anime un ciné-club, et Paris, où il est attiré par les milieux surréalistes. Devenu médecin en 1930, il s'oriente vers la psychiatrie. Il […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/lucien-bonnafe/#i_22417

BRANT SÉBASTIEN (1458-1521)

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  • Jean-Claude MARGOLIN
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Humaniste alsacien, principalement célèbre comme auteur de la Nef des fous . Issu d'une modeste famille de Strasbourg, le jeune Sébastien Brant n'en reçoit pas moins une excellente éducation, d'abord à Sélestat puis, à partir de 1475, à la toute nouvelle université de Bâle, au cœur de cette cité qui va devenir le centre de l'humanisme rhénan et, plus tard, un haut lieu de la […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/sebastien-brant/#i_22417

COOPER DAVID (1931-1986)

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Décédé à Paris, David Cooper, dont le nom restera associé aux mouvements antipsychiatrique puis alternatif, naquit au Cap (Afrique du Sud), où il grandit avec son frère, dans une « famille ordinaire ». Après avoir entrepris d'étudier au conservatoire le piano et le hautbois (dans un ouvrage, resté inachevé, il ébauchait une approche structurelle de la musique et de plusieurs autres arts ou discip […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/david-cooper/#i_22417

FÉMINISME - Le féminisme des années 1970 dans l'édition et la littérature

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FOUS LITTÉRAIRES

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Si la tradition a consacré l'expression «  fou littéraire », c'est parce que celle-ci ressemble fort à une alliance de mots. Comment, en effet, peut-on nommer en même temps l'usage le plus complexe et le plus personnel du langage, et une affection dont le symptôme déterminant est un dérèglement de la fonction langagière qui peut aller soit vers le délire et la « salade de mots », soit vers l'accum […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/fous-litteraires/#i_22417

GEORGET ÉTIENNE JEAN (1795-1828)

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Psychiatre français, élève d'Esquirol, dont il est l'assistant à l'hôpital de la Salpêtrière. Bien que Georget soit mort à trente-trois ans — de tuberculose pulmonaire —, son œuvre psychiatrique est considérable. Après un travail inspiré des recherches sur Bichat sur l'étude anatomique des aliénés décédés, il précise, dans son ouvrage De la folie (1820, rééd., Paris, 1972), […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/etienne-jean-georget/#i_22417

ISOLEMENT, psychiatrie

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Dans le chapitre « Origine de la question »  : […] L'utilisation de l'isolement et de la contention mécanique comme moyen de maîtrise des malades mentaux agités et violents existe depuis l'origine du traitement des maladies mentales. Dès l'Antiquité, des écrits font allusion à la nécessité d'exercer un contrôle physique sur les personnes agitées. Soranos d'Éphèse s'opposait à Celse, qui estimait qu'un traitement brutal avait pour effet de faire so […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/isolement-psychiatrie/#i_22417

KRAEPELIN EMIL (1856-1926)

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  • Jacques POSTEL
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Psychiatre allemand né à Neustrelitz (Mecklembourg), Kraepelin fut élève de Wundt et de Gudden. Professeur de psychiatrie à Dorpat en 1886, puis à Heidelberg en 1890, et enfin en 1903 à Munich, il dirigea pratiquement jusqu'à sa mort la Königlische Psychiatrische Klinik. Dans son enseignement et par les neuf éditions successives de son Traité de psychiatrie ( […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/emil-kraepelin/#i_22417

LAING RONALD DAVID (1927-1989)

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  • Pamela TYTELL
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Né à Glasgow, Ronald D. Laing, pionnier de l'« antipsychiatrie », obtient son doctorat en médecine à l'université de cette ville en 1951 et sert comme psychiatre dans l'armée britannique de 1951 à 1953. Très rapidement, il rompt avec l'approche psychiatrique classique pour se situer dans le courant de la psychologie existentielle inspirée de Martin Heidegger, Ludwig Binswanger et Jean-Paul Sartre […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/ronald-david-laing/#i_22417

INSPIRATION (Grèce antique)

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  • Luc BRISSON
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Dans le chapitre « La folie poétique »  : […] Dans le Phèdre , Platon critique la rhétorique pratiquée à son époque. Pour garder à sa critique une dimension raisonnable, il la fait porter sur un exemple, un discours rédigé par Lysias et que Phèdre lit à Socrate au début du dialogue. Ce discours développe, comme c'était souvent le cas à l'époque, un thème paradoxal : un garçon doit accorder ses faveurs à qui les sollicite […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/inspiration/#i_22417

MALADES MENTAUX ŒUVRES DES

  • Écrit par 
  • Gilbert LASCAULT
  •  • 3 021 mots

Dans le chapitre « Musée imaginaire de la folie et sélection des œuvres »  : […] Ce corpus comporte trois formes très différentes. Un premier groupe de recherches s'intéresse à des sujets particuliers, à des individus producteurs d'art. Font partie de ce groupe les études qui concernent des peintres « reconnus » ayant présenté à un moment de leur existence des symptômes pathologiques : Piero di Cosimo, Parmesan, Goya, Blake, Géricault, Méryon, les Suédois Josephson et Hill en […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/oeuvres-des-malades-mentaux/#i_22417

MALADIES MENTALES

  • Écrit par 
  • Paul SIVADON
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Dans le chapitre « Le sort des malades mentaux avant le XXe siècle »  : […] Le malade mental, par la mise en question de la réalité commune à laquelle il se livre, par les comportements imprévisibles et les transgressions à la règle qu'il se permet, peut provoquer des réactions de rejet. Dans une société où la personnalité humaine est mal individualisée, cette réaction se traduit tout simplement par l' exclusion, qu'il s'agisse d'un abandon rituel ou d'une mise à mort. Au […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/maladies-mentales/#i_22417

MANIACO-DÉPRESSIVE PSYCHOSE

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  • Maurice BAZOT
  •  • 3 920 mots

Dans le chapitre « Aperçu historique »  : […] Toute maladie est un fait de civilisation et son aspect change avec le contexte historique et les conditions culturelles. Le malade subit son mal, mais en bâtit l'expression clinique avec les « matériaux » qu'il reçoit de son milieu. Le médecin participe du même environnement lorsqu'il dépeint, nomme et traite l'affection en cause, à la lumière des acquis scientifiques de son temps. Avec les siècl […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/psychose-maniaco-depressive/#i_22417

MANIE

  • Écrit par 
  • Georges TORRIS
  •  • 204 mots

Du mot grec mania , qui signifie « folie furieuse », l'ancienne médecine avait fait le nom technique de la folie en général (les modernes en ont tiré les composés mégalomanie, érotomanie, kleptomanie, etc.). Dans la langue commune, la notion s'atténua considérablement et en vint à désigner de petits travers, des habitudes bizarres, de légères obsessions. Mais les psychiatres […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/manie/#i_22417

MÉLANCOLIE. GÉNIE ET FOLIE EN OCCIDENT (exposition)

  • Écrit par 
  • Hélène PRIGENT
  •  • 912 mots

Annoncée comme l'une des dernières expositions de Jean Clair, celle du moins qui couronnait sa carrière de directeur du musée Picasso à Paris, Mélancolie. Génie et folie en Occident , au Grand Palais du 13 octobre 2005 au 16 janvier 2006, condensait les thématiques de ses précédentes expositions. Qu'il s'agisse en effet des relations entre l'art et la science, explorées dans […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/melancolie-genie-et-folie-en-occident/#i_22417

MERCER DAVID (1928-1980)

  • Écrit par 
  • André TOPIA
  •  • 955 mots

Né dans le Yorkshire, fils d'un cheminot très attaché aux traditions du combat syndical, David Mercer incarne toutes les contradictions du théâtre engagé anglais des années soixante et soixante-dix. Comme un Thomas Hardy ou un D. H. Lawrence, Mercer s'est arraché à sa classe d'origine par son éducation et en conservera toujours un problème d'identité. Il quitte l'école à quatorze ans, fait une suc […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/david-mercer/#i_22417

MOREAU DE TOURS JACQUES (1804-1884)

  • Écrit par 
  • Jacques POSTEL
  •  • 665 mots

Psychiatre français. Moreau fit ses études de médecine à Tours puis à Paris, où il apprit la psychiatrie dans le service d'Esquirol dont il fut l'interne. Il soutient sa thèse en 1830 sur « L'Influence du physique relativement au désordre des facultés intellectuelles et en particulier dans cette variété de délire désignée par M. Esquirol sous le nom de monomanie ». Après un voyage de trois ans en […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/jacques-moreau-de-tours/#i_22417

MOREL BENEDICT AUGUSTIN (1809-1873)

  • Écrit par 
  • Jacques POSTEL
  •  • 334 mots

Psychiatre français. Après des études classiques et religieuses à Luxembourg, Morel commence sa médecine à Paris, où il a comme condisciples Claude Bernard et Ernest Lasègue. Il apprend la psychiatrie avec J.-P. Falret et G. Ferrus. Il est nommé médecin-chef de l'asile de Maréville près de Nancy en 1848, puis de l'asile de Saint-Yon près de Rouen en 1856. Surtout célèbre par son […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/benedict-augustin-morel/#i_22417

PANIZZA OSKAR (1853-1921)

  • Écrit par 
  • Raoul VANEIGEM
  •  • 627 mots

Écrivain maudit s'il en fut, Panizza n'a cessé de mener un combat solitaire contre les préjugés qu'entretiennent les diverses formes de tyrannies civile et religieuse. Dès son enfance à Bad Kissingen (Bavière), où il est né le 12 novembre 1853, il fait l'objet d'une bataille juridique et religieuse entre les autorités catholiques, qui entendent imposer les dernières volontés du père défunt, et une […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/oskar-panizza/#i_22417

PAPIN LES SŒURS

  • Écrit par 
  • Universalis
  •  • 696 mots

« Crime paranoïaque », monstrueux passage à l'acte, l'assassinat par leurs deux servantes, les sœurs Papin, de la femme d'un avoué du Mans et de sa fille, au soir du 2 février 1933, provoqua une grande émotion dans la presse, chez les magistrats et les psychiatres, ainsi que dans le monde littéraire. Jérôme et Jean Tharaud suivirent le procès des deux meurtrières comme « envoyé spécial » de […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/les-soeurs-papin/#i_22417

PARANOÏA

  • Écrit par 
  • Jacques POSTEL
  •  • 3 137 mots

Le mot « paranoïa » (du grec παρ́α, contre, et νο̃υς, esprit) est synonyme de «   folie » dans le langage populaire allemand depuis le xviii e  siècle ; en France, l'équivalent de ce mot est « paranoïe » (Larousse, 1874), terme beaucoup moins employé. « Paranoïa » prend la signification psychiatrique actuelle de «   délire systématisé progressif  […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/paranoia/#i_22417

PINEL PHILIPPE (1745-1826)

  • Écrit par 
  • Jacques POSTEL
  •  • 1 581 mots

Aliéniste français à qui est attribuée la « libération », sous la Révolution, des malades à l'intérieur des asiles. Après des études classiques au collège de Lavaur (Tarn) puis ecclésiastiques au collège de l'Esquille à Toulouse, Pinel quitte la soutane pour préparer dans cette ville son doctorat de médecine, auquel il est reçu en 1773. L'année suivante, il part pour Montpellier où il sympathise a […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/philippe-pinel/#i_22417

PSYCHIATRIE

  • Écrit par 
  • Jean AYME, 
  • François CAROLI, 
  • Georges LANTERI-LAURA, 
  • Jean-Michel THURIN
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Le terme de psychiatrie semble attesté en français depuis 1842, formé par dérivation à partir du mot psychiatre, lui-même connu vers 1802 et emprunté aux langues germaniques. Il est à peu près synonyme de pathologie mentale, mais ne s'y substitue que vers la fin du xix e  siècle et désigne alors une branche particulière de la médecine, celle qui […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/psychiatrie/#i_22417

PSYCHIATRIE COMPARÉE

  • Écrit par 
  • Edmond ORTIGUES
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Dans le chapitre « Médecine et traditions »  : […] Il y a quelques années, en Afrique, il n'y avait pas une seule consultation à l'hôpital qui ne s'accompagnât parallèlement de consultations auprès de guérisseurs-devins. Pourquoi ? Parce que le problème de la « maladie » est aussi celui de l'anxiété humaine et que la réponse à l'anxiété n'est pas seulement médicale mais aussi traditionnellement religieuse. Il faut entendre ici par « religion » que […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/psychiatrie-comparee/#i_22417

RABELAIS FRANÇOIS (1483 env.-1553)

  • Écrit par 
  • Françoise JOUKOVSKY
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Dans le chapitre « Sens ou non-sens ? »  : […] Où cette recherche a-t-elle mené ces personnages ? Le mot de l'oracle, trink , est une invitation à boire, à savourer la vie, à se remplir l'esprit “de toute vérité”. L'éloge du savoir est une constante de l'œuvre. Dans le Pantagruel , la lettre de Gargantua à son fils est un hymne à la connaissance, en particulier à la pratique des textes anciens, qui o […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/francois-rabelais/#i_22417

SURRÉALISME - Histoire

  • Écrit par 
  • Ferdinand ALQUIÉ, 
  • Pierre DUBRUNQUEZ
  •  • 11 402 mots
  •  • 1 média

Dans le chapitre « La liberté de l'esprit »  : […] Phénomène collectif, le surréalisme est né d'un certain nombre de rencontres (en ses débuts, rencontre de Breton et d'Aragon, Soupault, Eluard, Ernst, Péret, Baron, Crevel, Desnos, Morise...). Mais elles n'ont eu de sens que parce qu'elles réunissaient des hommes qu'agitaient les mêmes problèmes, qu'animait une même fureur contre l'ordre établi, qu'habitait un même espoir. Il conviendrait aussi de […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/surrealisme-histoire/#i_22417

TRAITÉ DU DÉLIRE, APPLIQUÉ À LA MÉDECINE, À LA MORALE ET À LA LÉGISLATION

  • Écrit par 
  • Arianna SFORZINI
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Dans le chapitre « Délire et folie »  : […] Fodéré est convaincu que folie, crime et civilisation constituent trois phénomènes interdépendants. Ce ne sont pas la pauvreté et le défaut d’instruction qui conduisent aux actes criminels ou aux comportements délirants. Bien plutôt, le progrès et la diffusion des biens et des savoirs – dans la mesure où ils entraînent l’illusion d’une « indépendance religieuse, morale et matérielle » – sont les c […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/traite-du-delire-applique-a-la-medecine-a-la-morale-et-a-la-legislation/#i_22417

Voir aussi

Pour citer l’article

Alphonse DE WAELHENS, « FOLIE », Encyclopædia Universalis [en ligne], consulté le 10 octobre 2019. URL : http://www.universalis.fr/encyclopedie/folie/