FIVETE (fécondation in vitro et transfert d'embryon)

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Don de gamètes et d'embryons

L'insémination artificielle avec sperme de donneur (I.A.D.)

Les demandes de recours à l'I.A.D. peuvent être formulées dans trois circonstances :

– infertilité masculine en raison d'une azoospermie ou d'une oligoasthénotératospermie après échec des A.M.P. intraconjugales ou d'une anéjaculation persistante ;

– risque important de transmission, dans le couple, d'une maladie ou d'une malformation résultant d'un défaut génétique paternel ;

– couples dont le mari est séropositif VIH et l'épouse séronégative et qui souhaitent une grossesse sans risque de transmission du virus à l'enfant.

Les donneurs de sperme sont recrutés selon des modalités variables. En France, ils sont pères d'au moins un enfant et subissent une série d'examens, visant à établir la normalité du sperme, l'absence d'anomalies chromosomiques dans le caryotype, l'absence d'anticorps témoignant de l'existence d'une maladie transmissible par le sperme (sida, hépatite virale, syphilis et cytomégalovirus), l'absence de maladies héréditaires dans la famille. Le sperme n'est utilisé qu'après avoir été conservé pendant six mois, la séronégativité du donneur étant confirmée au terme de ce délai. En France, le don de sperme ne peut se faire qu'au travers d'un centre agréé, le Centre d'étude et de conservation du sperme (C.E.C.O.S.). Chaque année, 2 000 naissances sont obtenues en France par I.A.D.

La fécondation in vitro avec sperme de donneur (F.I.V.D.)

Lorsque l'I.A.D. échoue à plusieurs reprises (6 cycles), le recours à la F.I.V.D. peut être envisagé. De même lorsque le bilan gynécologique contre-indique les I.A.D.

La fécondation in vitro avec le don d'ovocytes

La fécondation in vitro avec le don d'ovocytes est indiquée, le plus souvent, lorsque l'infécondabilité du couple est due à la stérilité féminine par absence d'ovocytes (ménopause précoce, dysgénésie gonadique, chimiothérapie ou radiothérapie anticancéreuses, ovariectomie bilatérale) ou absence d'ovaires.

Un deuxième groupe d'indications correspond, d'une part, à des patientes chez lesquelles les tentatives de Fivete intraconjugales ont toutes échoué en raison de la non-réponse ovarienne aux stimulations de l'ovulation ou en raison de la constante anomalie des ovocytes et, d'autre part, à des patientes porteuses de graves anomalies génétiques transmissibles.

Le don d'ovocytes n'est pas symétrique du don de spermatozoïdes : les ovocytes doivent être recueillis par ponction après stimulation hormonale, et la fécondation ne peut être obtenue qu'in vitro. La femme donneuse d'ovocytes doit donc être stimulée puis anesthésiée et « opérée », ce qui n'est pas sans inconvénients ni risque pour elle.

Le don d'embryons

Tous les embryons surnuméraires des programmes de Fivete ne sont pas utilisés par leurs géniteurs. Certains parents après Fivete, estimant qu'ils ne souhaitent pas avoir davantage d'enfant, sont disposés à offrir leurs embryons surnuméraires cryoconservés à des couples infertiles.

Les demandes émanent de couples dont les deux partenaires sont stériles ou de couples qui désespèrent d'obtenir un don d'ovocytes.

Quant aux embryons qui ne font plus partie d'un « projet parental » – encore appelés embryons « orphelins » –, ils peuvent, en fonction des dispositions législatives nationales qui encadrent la recherche biologique, être utilisés ou non pour la recherche scientifique ou pour le clonage thérapeutique des cellules souches existant dans ces embryons.

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Pour citer l’article

Jean COHEN, « FIVETE (fécondation in vitro et transfert d'embryon) », Encyclopædia Universalis [en ligne], consulté le 12 août 2022. URL : https://www.universalis.fr/encyclopedie/fivete/