E.T. L'EXTRA-TERRESTRE, film de Steven Spielberg

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Le merveilleux et le quotidien

Oublié cinq jours sur Terre par des congénères distraits, un extra-terrestre se lie d'amitié avec un enfant qui le tire des griffes des services secrets et lui permet de réintégrer son vaisseau spatial. En retour, le petit garçon est prêt à se lancer dans la vie – E.T. lui aura même montré comment on embrasse les grandes filles... Sur la base de ce canevas simple, le film joue de l'alternance entre la dimension du merveilleux, représentée par E.T., et celle du quotidien, représentée par Elliott son petit « maître ». Dans la première, de gentils extra-terrestres sont capables de faire voler des objets, de ressusciter les fleurs mortes et d'effacer les cicatrices (au propre et au figuré). Dans la seconde, les parents divorcent, les camarades de lycée se moquent de vous, et il ne fait pas bon tomber entre les mains des médecins, aussi froids que leurs scalpels. Le divorce des parents d'Elliott – un thème récurrent chez Spielberg – est traité de façon particulièrement élégante : penchés avec nostalgie sur la veste de leur père enfui, les enfants nomment les parfums qui y sont demeurés accrochés, celui du père et un « Soir de Paris » dont on se doute que ce n'est pas celui de la mère... Spielberg prend d'ailleurs soin de construire plutôt le point de vue de l'enfant ou celui d'E.T., non celui des adultes (le seul visage adulte qui apparaît dans la première moitié du film est celui de la mère), y compris sur le plan optique (la caméra se trouve souvent à un mètre du sol, soit la hauteur des yeux d'E.T. et d'Elliott).


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Pour citer l’article

Laurent JULLIER, « E.T. L'EXTRA-TERRESTRE, film de Steven Spielberg », Encyclopædia Universalis [en ligne], consulté le 20 mai 2020. URL : http://www.universalis.fr/encyclopedie/film-de-steven-spielberg/