FIGURES, rhétorique

ALLITÉRATION, rhétorique

  • Écrit par 
  • Nicole QUENTIN-MAURER
  •  • 149 mots

Figure de rhétorique consistant dans la répétition et le jeu des consonnes dans une suite de mots rapprochés. D'un emploi courant dans toutes les formes scandées du langage, comme le slogan publicitaire ou politique, et aussi en poésie, ce procédé a parfois valeur d'image phonique, comme dans le célèbre exemple de Racine « Pour qui sont ces serpents qui sifflent sur vos têtes ? » ; il prend alors […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/alliteration-rhetorique/#i_41343

ANACOLUTHE, rhétorique

  • Écrit par 
  • Véronique KLAUBER
  •  • 153 mots

En répertoriant la rupture de la construction syntaxique comme figure de style (ou de grammaire), les rhétoriciens ont fait de nécessité vertu. Les impératifs de la versification classique, l'émotion bouleversant les structures linguistiques, le débit de pensées dépassant celui de la parole ou de l'écriture, le goût de l'asymétrie peuvent être à l'origine de l' anacoluthe . C […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/anacoluthe-rhetorique/#i_41343

ANAGRAMME, littérature

  • Écrit par 
  • Véronique KLAUBER
  •  • 346 mots

Les avatars de l'anagramme fournissent le paradigme des changements de fonction de nombreux artifices linguistiques : désacralisée par les auteurs antiques, elle devient plus tard un jeu littéraire, recouvre sa nature ésotérique, puis recommence une nouvelle carrière littéraire. La transposition des éléments constitutifs d'un segment de la langue doué de sens en vue de la production d'un autre seg […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/anagramme-litterature/#i_41343

ANAPHORE, linguistique

  • Écrit par 
  • Nicole QUENTIN-MAURER
  •  • 198 mots

Dans la rhétorique traditionnelle, figure de style qui consiste à répéter le même mot ou le même tour en tête de plusieurs membres de phrase, pour obtenir une symétrie ou pour donner plus de force à l'énoncé ; ainsi : Rome, l'unique objet de mon ressentiment, / Rome, à qui vient ton bras d'immoler mon amant, / […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/anaphore-linguistique/#i_41343

ANTANACLASE, rhétorique

  • Écrit par 
  • Véronique KLAUBER
  •  • 209 mots

La forme pure de cette figure consiste à employer le même mot que l'orateur adverse vient de prononcer, mais en lui donnant un sens contraire. La difficulté est telle que les traités de rhétorique sont réduits, depuis Quintilien, à reprendre toujours ce même exemple : « Proculeius reprochait à son fils d'attendre sa mort et celui-ci répondait qu'il ne l'attendait pas. Eh bien, reprit-il, je te pri […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/antanaclase-rhetorique/#i_41343

ANTINOMIE, rhétorique

  • Écrit par 
  • Véronique KLAUBER
  •  • 525 mots

Le poète crée « un écart par rapport à la norme » (Jean Cohen) en utilisant des figures antinomiques rapprochant des idées plus ou moins contrastées, portées par des antonymes plus ou moins polaires : il heurte ou effleure le sens commun de la logique et produit ainsi un effet poétique. Cependant, ce genre de mise en relation, comme le remarque Kibedi-Varga dans […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/antinomie-rhetorique/#i_41343

ANTONOMASE, rhétorique

  • Écrit par 
  • Nicole QUENTIN-MAURER
  •  • 63 mots

Figure de style qui consiste à remplacer un nom commun par un nom propre (une Pénélope pour une épouse vertueuse ; une Mégère pour une femme violente, etc.) ou réciproquement (une Amazone  ; une Harpie  ; le Philosophe pour Aristote, etc.) ; c'est une synecdoque d'individu. L'antonomase […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/antonomase-rhetorique/#i_41343

CATACHRÈSE, rhétorique

  • Écrit par 
  • Véronique KLAUBER
  •  • 200 mots

La langue pourvoit aux besoins nouveaux de dénomination, nés des modifications de la réalité, en réutilisant des mots déjà existants. Le nouveau mot obtenu par extension métaphorique, métonymique ou par synecdoque, se lexicalise ou non : les « fruits de mer » n'évoquent pas « les produits de la terre » (sens étymologique), tandis que le comique de l'expression « à cheval sur un âne » témoigne de s […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/catachrese-rhetorique/#i_41343

CHIASME, rhétorique

  • Écrit par 
  • Véronique KLAUBER
  •  • 163 mots

Le chiasme est une figure qui consiste à répéter, dans l'ordre inverse, une suite de syntagmes. L'échange symétrique peut concerner des termes identiques ou des fonctions syntaxiques analogues : « Non ut edam vivo, sed ut vivam edo » (dicton cité par Quintilien) ; « Gourmand de tout, de tout insatiable » (Ronsard cité par Lausberg). Cette structure en forme de croix a reçu s […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/chiasme-rhetorique/#i_41343

COMPARAISON, rhétorique

  • Écrit par 
  • Véronique KLAUBER
  •  • 155 mots

« La Terre est bleue comme une orange » — cet énoncé comporte tous les éléments requis par la figure canonique de la comparaison : deux substantifs (le terme comparé et le terme comparant) mis en relation par un attribut représentant leur qualité commune, la conjonction indiquant le rapport d'analogie ou de similitude entre eux et la copule liant le sujet (ici le comparé) à l'attribut. La structur […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/comparaison-rhetorique/#i_41343

ELLIPSE, rhétorique

  • Écrit par 
  • Véronique KLAUBER
  •  • 296 mots

Le mot ellipse vient du grec elleipsis , dont le sens propre est « manque », « insuffisance » (Bailly), et désigne un procédé de discours qui résulte de l'omission d'un ou de plusieurs mots de l'expression grammaticale complète d'une phrase sans que le sens de celle-ci soit obscurci. Dans la langue parlée son emploi est constant pour éviter des redondances trop évidentes. Dan […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/ellipse-rhetorique/#i_41343

ENTHYMÈME, rhétorique

  • Écrit par 
  • Françoise ARMENGAUD
  •  • 221 mots

Terme peu usité, qui vient de la logique grecque de l'Antiquité. Quintilien récapitule trois sens de l'enthymème : ce qu'on a dans l'esprit, pensée, raisonnement ; affirmation appuyée sur la raison qui la justifie ; argument allusif et non rigoureux. Les deux sens techniques principaux sont les suivants : Aristote ( Premiers Analytiques , II, xxvii , […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/enthymeme-rhetorique/#i_41343

EUPHUISME

  • Écrit par 
  • Georges GRANJOUX
  •  • 1 594 mots

Dans le chapitre « L'euphuisme, style maniéré »  : […] L'euphuisme se caractérise par l'emploi quasi mécanique de certains procédés : – Procédés de structure et de rhétorique : le parallélisme des phrases et des propositions à l'intérieur des phrases ; l'utilisation de l'antithèse ; l'emploi fréquent des questions rhétoriques, souvent en séries. Ces procédés peuvent être associés dans le même paragraphe, voire dans la même phrase ; ils sont liés au c […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/euphuisme/#i_41343

FONTANIER PIERRE (1768-1844)

  • Écrit par 
  • Robert SCTRICK
  •  • 273 mots

Éditeur en 1818 du Commentaire des tropes de Du Marsais et auteur de deux ouvrages — étroitement liés dans son esprit et destinés à constituer un unique Traité général — sur les figures du discours, Manuel classique pour l'étude des tropes (1821) et Des figures autres que tropes (1827), Pierre Fontanier est […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/pierre-fontanier/#i_41343

HYPALLAGE, rhétorique

  • Écrit par 
  • Véronique KLAUBER
  •  • 173 mots

L'hypallage est une figure par laquelle on déplace un syntagme en l'attribuant à un autre. C'est le déterminant qui peut être transposé le plus facilement, sans modifier le sens global de l'ensemble formé avec des substantifs auxquels il est lié, sur le plan logique aux uns, sur le plan syntaxique aux autres. À côté de la relation de qualification banale apparaît une métaphore éclatante, relevée p […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/hypallage-rhetorique/#i_41343

HYPERBATE, rhétorique

  • Écrit par 
  • Véronique KLAUBER
  •  • 172 mots

Figure de rhétorique par laquelle on ajoute un syntagme à la fin d'une phrase qui semblait se terminer. L'accent affectif tombe sur ce rajout qui, par sa position même, se trouve souligné : « Il était beau, hein, Narcisse ? et distingué ! » (Jules Laforgue, cité par le groupe Mu). L'hyperbate garde quelque chose de la spontanéité du style oral, où l'hésitation et l'autocorrection sont de mise. Son […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/hyperbate-rhetorique/#i_41343

HYPERBOLE, rhétorique

  • Écrit par 
  • Véronique KLAUBER
  •  • 172 mots

L'hyperbole est une figure de rhétorique consistant à augmenter l'effet de la représentation des choses décrites sous le signe de l'exagération. L'énergie, l'intensité d'une expression hyperbolique proviennent souvent de l'emploi de la métaphore ou de la métonymie : « avoir mangé du lion » ou « être vacciné avec une aiguille de phono » rendent les traits d'un homme courageux ou d'un bavard, à trav […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/hyperbole-rhetorique/#i_41343

IRONIE

  • Écrit par 
  • Marie-Claude LAMBOTTE
  •  • 787 mots
  •  • 1 média

Figure de rhétorique et forme de plaisanterie, l'ironie se situe d'emblée dans un champ intentionnel par l'implicite qu'elle renferme et qui détermine sa propre condition d'existence. Si elle consiste communément à faire entendre à l'interlocuteur le contraire de ce qu'énonce l'auteur, elle se démarque de l'humour par la visée qu'elle soutient vis-à-vis du monde extérieur et la notion de sérieux q […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/ironie/#i_41343

LINGUISTIQUE - Le langage au carrefour des disciplines

  • Écrit par 
  • Catherine FUCHS
  •  • 8 258 mots

Dans le chapitre « La rhétorique  »  : […] La rhétorique se définit au départ comme l'art de persuader par le discours oratoire. Depuis l'Antiquité jusqu'à la fin du xix e  siècle, la rhétorique a été enseignée comme un corps de préceptes solidement établi. La tradition aristotélicienne, reprise par les rhéteurs latins (Quintilien) divisait la rhétorique en trois grands chapitres : les […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/linguistique-le-langage-au-carrefour-des-disciplines/#i_41343

LITOTE, rhétorique

  • Écrit par 
  • Nicole QUENTIN-MAURER
  •  • 46 mots

Figure de rhétorique qui consiste à atténuer l'expression d'une pensée à laquelle on désire précisément donner davantage de force ; ainsi, en suggérant une idée par la négation de son contraire (Chimène à Rodrigue : « Va, je ne te hais point »). […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/litote-rhetorique/#i_41343

MAXIME

  • Écrit par 
  • Jean MARMIER
  •  • 343 mots

Le relief obtenu par la grande concision et l'emploi des figures dans un énoncé moral de portée générale a toujours été recherché, pour s'imposer à l'attention et à la mémoire, par le genre gnomique ; et ce genre s'insinue dans tous les autres. Au xvi e  siècle, les auteurs tragiques qui signalent par des guillemets leurs vers-proverbes font figur […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/maxime/#i_41343

MÉTALEPSE, rhétorique

  • Écrit par 
  • Véronique KLAUBER
  •  • 143 mots

Figure rhétorique qui « consiste à substituer l'expression indirecte à l'expression directe [...], à faire entendre une chose par une autre, qui la précède, la suit ou l'accompagne » (Fontanier). « Il a vécu », « nous le pleurons » sont des expressions métaleptiques, l'une présentant l'antécédent, l'autre la conséquence logique de ce que l'on omet de dire par pudeur ou par politesse : « il est mor […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/metalepse-rhetorique/#i_41343

MÉTAPHORE

  • Écrit par 
  • Jean-Yves POUILLOUX
  •  • 6 356 mots

Dans le chapitre « La tradition classique »  : […] « Métaphore » vient du grec metaphora , qui signifie « transport » – au sens matériel comme au sens abstrait. Le terme est utilisé par Aristote dans la Poétique (1457 b) pour décrire une opération de langage. « La métaphore, écrit-il, est le transport à une chose d'un nom qui en désigne une autre, transport ou du genre à l'espèce, ou de l'espèce au genr […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/metaphore/#i_41343

MÉTAPLASME, rhétorique

  • Écrit par 
  • Véronique KLAUBER
  •  • 197 mots

« Figure de diction » (Du Marsais) qui opère un changement phonétique ou graphique dans le mot par suppression, adjonction ou permutation. Dans sa Rhétorique générale , le groupe Mu a étendu la portée de cette figure en en faisant le paradigme de toutes les figures, qu'elles touchent le « niveau infralinguistique », celui où se situe le mot, ou le « niveau complexe », c'est-à […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/metaplasme-rhetorique/#i_41343

MOYEN ÂGE - La pensée médiévale

  • Écrit par 
  • Alain de LIBERA
  •  • 22 370 mots

Dans le chapitre « Pansémiotique et théologie »  : […] Qu'il soit de logique ou de grammaire, de physique ou de métaphysique, le savoir médiéval est une « pansémiotique » (U. Eco). C'est là la conséquence d'une pratique langagière du monde, mais c'est aussi la marque et l'essence même d'un projet théologique spécifique. Telle que la conçoivent les médiévaux, la théologie a évidemment Dieu pour objet principal ; mais elle a aussi […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/moyen-age-la-pensee-medievale/#i_41343

PARODIE, littérature

  • Écrit par 
  • Daniel SANGSUE
  •  • 5 268 mots
  •  • 2 médias

Dans le chapitre « Un genre aux contours incertains »  : […] Pourtant Aristote l'évoque au chapitre  ii de la Poétique  : « Homère a représenté des personnages meilleurs, Cléophon, semblables, Hégémon de Thasos, le premier auteur de parodies, et Nicocharès, l'auteur de la Deiliade , pires » (trad. Dupont-Roc, Lallot, 1980). Dans la sorte de grille des genres littéraires qu'il établit, la […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/parodie-litterature/#i_41343

PARONOMASE, rhétorique

  • Écrit par 
  • Véronique KLAUBER
  •  • 168 mots

La paronomase est fondée sur le rapprochement des mots de significations distinctes et dont l'équivalence sonore est presque totale (plus totale que celle des figures apparentées comme l'assonance, la rime, l'allitération ou l'homéotéleute, mais moins totale que celle des homonymes). Connue depuis l'Antiquité — elle s'appelle adnominatio en latin —, la […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/paronomase-rhetorique/#i_41343

PERSONNIFICATION, esthétique

  • Écrit par 
  • Bernard CROQUETTE
  •  • 413 mots

« Figure de pensée », selon la terminologie de la rhétorique, consistant à représenter à l'aide des traits humains, physiques ou moraux, une abstraction ou une chose inanimée : ainsi les vices et les vertus dans la littérature (comme dans la peinture ou la sculpture) médiévale, et les vertus encore dans l'œuvre de Péguy. (Si l'écrivain prête, en outre, la parole à sa création, la personnification […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/personnification-esthetique/#i_41343

PRÉTÉRITION, rhétorique

  • Écrit par 
  • Véronique KLAUBER
  •  • 170 mots

La prétérition (ou prétermission) est une « figure d'expression par opposition » (Fontanier) par laquelle on annonce passer sous silence ce que l'on dira néanmoins. Figure de rhétorique par excellence, en ce qu'elle influence l'attitude de l'interlocuteur : elle éveille son attention ou attise sa curiosité. Elle peut aussi renforcer l'effet de l'évocation descriptive que l'on prétend omettre : « J […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/preterition-rhetorique/#i_41343

PROSOPOPÉE, rhétorique

  • Écrit par 
  • Barbara CASSIN
  •  • 239 mots

Terme qui désigne l'un des procédés de la rhétorique, et que recense déjà Philodème le Philosophe dans son traité Sur les poèmes . Le terme est forgé sur prosôpon , « ce qui se tourne vers, se présente à ( pros ) la vue ( ôps ) », donc la face, le front, le visage, puis la personne, et même le masque, et sur […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/prosopopee-rhetorique/#i_41343

RÉPÉTITION PROCÉDÉS DE, rhétorique

  • Écrit par 
  • Véronique KLAUBER
  •  • 538 mots

La répétition est un principe créateur universel régissant toute communication depuis l'unité minimale du signifiant (signes, lettres, sons) jusqu'aux ensembles les plus larges (un récit entier par exemple). Ses fonctions s'étendent de la mnémotechnie jusqu'à l'imitation de la structure circulaire du monde. Elle est facilement reconnaissable, et la rhétorique ne s'en émeut guère sauf si elle s'app […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/procedes-de-repetition-rhetorique/#i_41343

STYLISTIQUE

  • Écrit par 
  • Georges MOLINIÉ
  •  • 6 184 mots

Dans le chapitre « Le champ de la stylistique »  : […] Il est ainsi loisible, à ce point de l'exposé, de présenter sommairement le champ de travail stylistique, à la manière d'un champ de fouilles avec ses multiples filons. Ce champ représente un inventaire de tous les postes possibles d'observation stylistique. A priori, sous réserve des manipulations rythmo-versifiées spécifiques et des jeux microstructuraux plus déliés, on pose que l'unité stylisti […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/stylistique/#i_41343

SYLLEPSE, rhétorique

  • Écrit par 
  • Véronique KLAUBER
  •  • 159 mots

La rhétorique distingue deux sortes de syllepses : l'une grammaticale, l'autre oratoire. Il s'agit dans l'un et dans l'autre cas, selon l'étymologie, de « prendre ensemble » différentes catégories grammaticales ou sémantiques. La syllepse grammaticale procède à partir d'un défaut d'accord grammatical entre deux termes dont l'un s'accorde avec l'idée qui sous-tend la proposit […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/syllepse-rhetorique/#i_41343

TAUTOLOGIE

  • Écrit par 
  • Françoise ARMENGAUD
  •  • 840 mots

Dans le langage ordinaire, énoncer une tautologie, c'est dire la même chose deux fois ; c'est affirmer un truisme, une évidence triviale, voire parler à vide et finalement ne rien dire. S'il n'est pas totalement dépourvu de signification, le discours tautologique est du moins dénué d'intérêt et il ne véhicule aucune information ; comme le jugement analytique décrit par Kant, il ne fait qu'explique […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/tautologie/#i_41343

TROPES, linguistique

  • Écrit par 
  • Michel BRAUDEAU
  •  • 1 310 mots

La taxinomie des ornements rhétoriques (il faut bien avoir recours à cette périphrase, puisque, dès les Anciens, on estime que le trope porte sur le mot, et la figure sur le groupe de mots) pose des problèmes tant historiques (l'histoire des classements) que théoriques (le fondement des classements). En cette matière, les deux extrêmes sont imaginables : depuis l'énumération fastidieuse de chaque […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/tropes-linguistique/#i_41343

ZEUGME, rhétorique

  • Écrit par 
  • Véronique KLAUBER
  •  • 173 mots

« J'ai 20 ans et toutes mes dents », proclame sur une affiche un jeune communiste qui ne pense peut-être pas qu'il est en train d'user d'une figure de style que les Grecs nommèrent zeugma . Ici, les deux termes coordonnés et dépendants d'un seul verbe présentent la même disparité sémantique (abstrait/concret) que ceux du fameux exemple tiré du […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/zeugme-rhetorique/#i_41343