MAYARO FIÈVRE ET VIRUS

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Extension géographique du virus Mayaro

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Les douleurs articulaires de la fièvre Mayaro

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La fièvre Mayaro

L’infection par le virus Mayaro, appelée aussi fièvre d’Urubamba, se traduit par des signes voisins de ceux de la dengue : fièvre brutale et élevée, douleurs musculaires et articulaires d’allure rhumatismale, maux de tête, douleurs rétro-orbitales et manifestations cutanées. Les douleurs articulaires (arthralgies) sont handicapantes et persistent longtemps. La maladie paraît cependant sans gravité particulière, mais les médecins ne disposent d’une vision rétrospective que sur quelques milliers de cas. L’expérience acquise avec d’autres virus a montré que leurs variants peuvent se révéler plus dangereux ou le virus toucher des populations plus sensibles pour diverses raisons. C’est peut-être le cas pour la survenue de microcéphalies dues au ZIKV au Brésil. En 2008, lors de l’épidémie de MAYV de Manaus, des cas d’hémorragies ont été observés, ce qui n’avait jamais été noté auparavant lors d’une infection par ce virus.

Les douleurs articulaires de la fièvre Mayaro

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Comme la dengue, la fièvre Mayaro se traduit par une forte fièvre, divers symptôme cutanés et surtout des douleurs articulaires persistantes. La fréquence de leur localisation est indiquée sur ce schéma. Des variations de localisation avec la dengue sont observées, mais elles n'ont guère... 

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Ces signes ne sont cependant guère spécifiques. Ils sont aisément confondus avec ceux de la dengue ou du chikungunya. Le diagnostic précis ne peut être posé qu’après une analyse sérologique d’échantillons de sang et l’amplification du matériel génétique du virus par transcription inverse et amplification en chaîne par polymérase (RT-PCR). Ces difficultés de diagnostic font que l’on connaît mal l’étendue réelle de l’endémicité de l’infection par le virus Mayaro. À titre d’exemple, et selon une étude menée par des médecins brésiliens en 2015, sur cent personnes ayant une dengue déclarée, vingt avaient bien été exposées au virus de la dengue et trois au virus Mayaro ; 77 p. 100 des cas étiquetés « dengue » relevaient donc d’une cause, ou étiologie, inconnue ! Ainsi, l’étendue de la maladie peut être sous-évaluée comme surévaluée en l’absence d’une recherche systématique d’anticorps Mayaro chez les malades. Dans les zones rurales d’endémicité reconnue (en Bolivie et au Brésil notamment), un grand nombre d’habitants (plusieu [...]

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Écrit par :

  • : chercheur en histoire des sciences, université Paris-VII-Denis-Diderot, ancien chef de service à l'Institut Pasteur

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MALADIES INFECTIEUSES ÉMERGENTES

  • Écrit par 
  • Gabriel GACHELIN
  •  • 10 465 mots
  •  • 8 médias

Dans le chapitre « Le cas complexe de la maladie de Chagas »  : […] Dans un dernier cas de maladie à vecteur émergente décrite en 1909, mais qui sévissait en Amérique du Sud depuis le début du peuplement humain, la maladie de Chagas, on retrouve un ensemble historique de tout ce qui rend « émergente » une maladie. D’abord, elle existait depuis dix mille ans dans la population de l’Amérique du Sud et passait inaperçue. L’agent causal qui la définit permet de préci […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/maladies-infectieuses-emergentes/#i_57010

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Pour citer l’article

Gabriel GACHELIN, « MAYARO FIÈVRE ET VIRUS », Encyclopædia Universalis [en ligne], consulté le 23 juillet 2019. URL : http://www.universalis.fr/encyclopedie/fievre-et-virus-mayaro/