ADRIÀ FERRAN (1962- )

Carte mentale

Élargissez votre recherche dans Universalis

La légende d’« El Bulli »

Dès lors, Ferran Adrià voyage, rend visite aux chefs français, acteurs ou héritiers de la nouvelle cuisine, parmi lesquels le chef étoilé Jacques Maximin, et construit peu à peu sa vision d'une cuisine de rupture axée sur la modernité. Des travaux d'embellissement sont entrepris. En 1994-1995, il explore les voies d'une cuisine évolutive, dont les concepts, à l'aide des technologies de pointe, prendront peu à peu le pas sur l'héritage gastronomique. La Catalogne, exubérante et baroque, terre de toutes les avant-gardes, accueille avec curiosité d'abord, puis enthousiasme, cette cuisine expérimentale. En 1997, le Guide Michelin accorde une troisième étoile. C'est la consécration. Joël Robuchon joint sa voix au concert de louanges. L'Atelier (elBullitaller), créé à Barcelone, permet à Ferran et à son jeune frère Albert, pâtissier, aidés d'un petit noyau de fidèles, de préparer pendant l'hiver la carte de la saison suivante, car El Bulli, restaurant saisonnier, est fermé d'octobre à avril, et, à partir de 2001, ouvert le soir seulement. Il devient urgent de diversifier l'activité du groupe. C'est la création de elBullicatering (activité traiteur) et de elBullihotel, qui ouvre une première antenne à Séville ; Ferran Adrià devient également consultant pour les huiles d'olive Borges, les cafés Lavazza ou encore la chaîne hôtelière NH (création des Fast Good).

Ferran Adrià et son équipe se consacrent tout aussi activement à la publication de leurs recettes, dont chaque édition connaît un succès renouvelé. L'activité du seul restaurant – ouvert six mois par an, à raison d'un service unique de soixante couverts par jour – ne représente bientôt plus que 30 p. 100 du chiffre d'affaires de l'ensemble. La rareté de l'offre, soulignée par la presse mondiale, accroît la notoriété du restaurant. C'est ainsi que se construit, d'année en année, la légende d'El Bulli, dont le point d'orgue est la parution, en août 2003, dans le New York Times Magazine d'un article intitulé : « The nueva-nouvelle cuisine, comment l' [...]

1  2  3  4  5
pour nos abonnés,
l’article se compose de 3 pages

Écrit par :

Classification

Autres références

«  ADRIÀ FERRAN (1962- )  » est également traité dans :

GASTRONOMIE

  • Écrit par 
  • Jean-Pierre MARTINON, 
  • Bertrand SIMON
  •  • 6 902 mots
  •  • 3 médias

Dans le chapitre « Cuisine de studio, cuisine de labo »  : […] Dans les années 2000, les émissions culinaires envahissent la télévision. Le besoin ressenti par le public de combler le vide laissé par l'effacement de la cuisine familiale a été repéré par les directions des programmes. Tout un faisceau de traits caractérisent cette disparition progressive de la cuisine domestique : éclatement du repas familial, consommation de produits tout préparés, foisonnem […] Lire la suite

SANTAMARÍA SANTI (1957-2011)

  • Écrit par 
  • Melinda C. SHEPHERD
  •  • 268 mots

Grand cuisinier catalan, Santi Santamaría s'est fait le chantre des produits de son terroir natal, qu'il cuisinait à la perfection tout en les mettant à la carte de son propre restaurant El Racó de Can Fabes (ou Can Fabes), à Sant Celoni, près de Barcelone. Premier chef espagnol à s'être vu attribuer trois étoiles par le guide Michelin , il a donné ses lettres de noblesse à la cuisine de son pays, […] Lire la suite

Voir aussi

Pour citer l’article

Jean-Claude RIBAUT, « ADRIÀ FERRAN (1962- ) », Encyclopædia Universalis [en ligne], consulté le 11 mai 2021. URL : https://www.universalis.fr/encyclopedie/ferran-adria/