SCHÖRNER FERDINAND (1892-1973)

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Après une carrière obscure dans la Wehrmacht, Ferdinand Schörner conquiert ses grades sur les différents théâtres d'opérations où il acquiert une solide réputation de nazi fanatique et de brute bornée. Après l'attentat manqué du 20 juillet 1944 contre Hitler, il se signale à l'attention du dictateur nazi par sa rage épuratrice. Partisan de la politique de la terre brûlée et de la résistance à outrance, il fait pendre de nombreux soldats et officiers qu'il accuse de « défaitisme ». En janvier 1945, Schörner est un des rares chefs militaires à approuver la stratégie catastrophique d'Adolf Hitler. Mieux, il nie l'évidence et, devant la formidable concentration des troupes des maréchaux soviétiques Joukov et Koniev devant Berlin, il affirme à Hitler qu'il s'agit là d'une « feinte » et que l'offensive sera dirigée non pas contre la capitale du Reich mais contre Prague... Et Hitler lui donne alors le bâton de feld-maréchal. (Dans son testament, Hitler désigne même Schörner comme « commandant en chef de l'armée ».) Tout d'abord prisonnier des Américains, il est livré aux Soviétiques qui le condamnent, en 1952, à vingt-cinq ans de prison pour crimes de guerre. Il est cependant libéré en 1955. Mais à peine a-t-il remis le pied en Allemagne qu'il est arrêté par les autorités ouest-allemandes et condamné, en 1957, à quatre ans et demi de prison pour les exécutions sommaires qu'il a ordonnées en 1945. Après remise de peine, il est libéré en août 1960 et finit ses jours à Mittenwald en Bavière.

—  André BRISSAUD

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André BRISSAUD, « SCHÖRNER FERDINAND - (1892-1973) », Encyclopædia Universalis [en ligne], consulté le 22 juin 2019. URL : http://www.universalis.fr/encyclopedie/ferdinand-schorner/