LE SUEUR EUSTACHE (1616-1655)

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Réunion d'amis, E. Le Sueur

Réunion d'amis, E. Le Sueur
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La Prédication de saint Paul à Éphèse, E. Le Sueur

La Prédication de saint Paul à Éphèse, E. Le Sueur
Crédits : Erich Lessing/ AKG

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Agar et Ismaël secourus par l'ange, E. Le Sueur

Agar et Ismaël secourus par l'ange, E. Le Sueur
Crédits : Erich Lessing/ AKG

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L'élève de Simon Vouet (1635 env.-1644)

Né à Paris en 1616, Eustache Le Sueur appartient à un milieu d'artisans (son père était tourneur en bois). Des dons précoces et sans doute des attaches familiales lui permettent d'entrer vers 1632 dans le plus célèbre et le plus actif des ateliers de la capitale, celui de Simon Vouet, revenu d'Italie en 1627. Il y demeure plus d'une dizaine d'années et y reçoit une formation de peintre et de décorateur, qu'il complète – à défaut du traditionnel voyage à Rome – par la visite des palais royaux, comme Fontainebleau, et des premières grandes collections parisiennes, riches en tableaux italiens de la Renaissance et du début du xviie siècle.

Sa facilité et son lyrisme éclatent dès ses premières œuvres, peintes sous la direction de Vouet et d'après les dessins de celui-ci, notamment la série de modèles de tapisseries inspirés du Songe de Polyphile (cinq tableaux conservés : Getty Museum, Malibu ; musée de Tessé, Le Mans ; musée Magnin, Dijon ; musée des Beaux-Arts, Rouen ; Residenzgalerie, Salzbourg). Leur élaboration, échelonnée sur plusieurs années, permet de constater une évolution : si les premières compositions, opulentes et chargées de figures, se soucient peu de construction et de vraisemblance, les dernières manifestent en revanche une rigueur et une sobriété plus grandes. De la même époque datent des sujets mythologiques (Vénus endormie et l'Amour, env. 1638, California Palace of the Legion of Honor, San Francisco), bibliques (Amnon et Thamar, env. 1636, The Metropolitan Museum, New York) ou historiques (Coriolan, env. 1638, Louvre, donation Kauffmann et Schlageter, Paris). Œuvres pleines de brio, voire de sensualité exacerbée, traitées dans un coloris clair et raffiné. Il faut y ajouter des productions plus modestes, où le peintre réutilise les formules qui ont assuré le succès de Vouet, mais avec plus d'élégance et de discrétion : des Sainte Famille, des Vierge à l'Enfant, mais aussi des portraits, que l'on peut regrouper autour de la Réunion [...]


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Pour citer l’article

Alain MÉROT, « LE SUEUR EUSTACHE - (1616-1655) », Encyclopædia Universalis [en ligne], consulté le 17 octobre 2019. URL : http://www.universalis.fr/encyclopedie/eustache-le-sueur/