CHOC ÉTAT DE

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Traitement

Le traitement du choc a été influencé après le Seconde Guerre mondiale par une orientation nouvelle des conceptions physiopathologiques. Tant que l'on a considéré la réaction organique comme un « moyen de défense », sachant que l'homéostasie était nécessaire au maintien des processus vitaux, on a implicitement considéré la réaction organique aux agressions comme un mécanisme de défense de l'homéostasie. Cependant, la réaction biologique à l'agression provoque des perturbations souvent dangereuses de la fixité du milieu intérieur. Cette réaction n'est donc pas « homéostasique » au sens propre. Dominée par la libération des catécholamines, elle engendre, comme la perfusion de celles-ci, l'ensemble des perturbations métaboliques caractéristiques des états de choc. Elle ne fait que maintenir une circulation préférentielle au niveau d'organes nécessaires à l'autonomie motrice de l'individu dans le milieu, aux dépens de l'approvisionnement vasculaire correct des organes splanchniques. Sa suppression est apparue non seulement légitime, mais favorable à la survie dès que, le thérapeute pouvant s'opposer efficacement aux désordres lésionnels, la fuite ou la lutte deviennent inutiles.

Dans cet esprit, le traitement de la lésion est primordial et évident. Variable suivant la nature de cette lésion, il fera appel à la transfusion pour restaurer la masse sanguine circulante, à l'arrêt des hémorragies, au parage chirurgical des plaies, aux antimicrobiens divers dans les chocs toxi-infectieux, aux traitements antitoxiques variés dans les intoxications. Il assurera donc une ventilation efficace, un fonctionnement cardio-vasculaire correct. Le traitement de la douleur lui sera adjoint. Le traitement de la réaction présente tout autant d'importance. Le rôle initiateur des catécholamines conduit à diminuer ou à interdire leur libération. Ce but pourra être atteint par une inhibition pharmacologique étagée du système adréno-sympathique, en agissant soit au niveau de la plaque tournante centrale hypothalamo-réticulaire (neuroplégiques), soit au niveau des organes sur lesquels [...]

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Écrit par :

  • : médecin-anesthésiste des Hôpitaux de Paris
  • : professeur de médecine expérimentale, chef du service d'immuno-allergologie infantile à l'hôpital Necker-Enfants malades
  • : chirurgien des hôpitaux de Paris

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Dans le chapitre « Choc anaphylactique »  : […] Il revêt chez l'homme la même symptomatologie et la même gravité que chez l'animal : un collapsus cardio-vasculaire aigu dramatique peut survenir quelques minutes après l'administration d'un médicament ou l'ingestion d'un aliment, voire la piqûre d'un insecte chez un individu sensibilisé. Divers médicaments, dont l'« inoffensive » aspirine, peuvent causer de tels accidents. […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/allergie-et-hypersensibilite/#i_4249

BRÛLURES

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Dans le chapitre « Évolution clinique et biologique des brûlures graves »  : […] Après une phase d'agitation, parfois de délire, s'installe un état de choc avec ses signes généraux classiques. Le tableau clinique comporte l'hypotension, le pouls imprenable, l'hypothermie, l'anurie, parfois des vomissements sanglants (un tubage gastrique ramène presque toujours du sang dans les cas graves). Il est accompagné de désordres biologiques : l'hémoconcentration, l'hyperazotémie, l'ab […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/brulures/#i_4249

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Désigne tout effondrement des fonctions physiologiques, ou même de la structure d'un organe : collapsus ventriculaire, collapsus pulmonaire. Employé absolument, il désigne l'effondrement circulatoire ou cardio-vasculaire, une faillite profonde de la fonction circulatoire, appelée également « choc primaire » : ce collapsus se traduit par l'effondrement tensionnel, par la tachycardie extrême, par la […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/collapsus/#i_4249

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Syndrome d'écrasement ou de compression, syndrome des ensevelis sont autant de termes pour définir une entité clinique bien connue, qui est la résultante d'une nécrose musculaire ischémique par compression prolongée et étendue conduisant à la constitution d'un état de choc grave et à l'apparition secondaire d'une néphropathie avec insuffisance rénale aiguë. Le syndrome des ensevelis ainsi défini […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/compression-syndrome-d-ecrasement/#i_4249

DENGUE

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Dans le chapitre « La dengue présente un large spectre de signes cliniques »  : […] La grande majorité des infections par le virus de la dengue à la suite d'une piqûre de moustique se traduit par des signes cliniques peu évocateurs. L'âge est un facteur de risque : dans les régions endémiques pour la dengue, environ la moitié des enfants infectés présentent des signes cliniques manifestes et le taux de mortalité est plus important chez les moins de 5 ans. Dans les cas symptomatiq […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/dengue/#i_4249

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Dans le chapitre « Conséquences de la fraude »  : […] La fraude scientifique est un gaspillage manifeste d'argent public. Entre 1992 et 2012, pas moins de 2,3 milliards de dollars (valeur 2012), soit un peu moins de 1 p. 100 des budgets, ont été attribués par les N.I.H. à des projets ayant débouché sur la rétractation d'au moins un article pour fraude. Il faudrait de surcroît comptabiliser les coûts indirects de la fraude : temps perdu à tenter de re […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/fraude-scientifique/#i_4249

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Pour citer l’article

Geneviève LABORIT, Jean PAUPE, Henri LABORIT, « CHOC ÉTAT DE », Encyclopædia Universalis [en ligne], consulté le 01 septembre 2019. URL : http://www.universalis.fr/encyclopedie/etat-de-choc/