ÉROSION DU LITTORAL

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Courants de houle

Courants de houle
Crédits : Encyclopædia Universalis France

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Falaise d’érosion dunaire

Falaise d’érosion dunaire
Crédits : Éric palvadeau

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Falaise littorale d’érosion

Falaise littorale d’érosion
Crédits : Éric Palvadeau

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Exposition à l’érosion côtière en Europe

Exposition à l’érosion côtière en Europe
Crédits : Encyclopædia Universalis France

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L’observation et le suivi de l’érosion côtière

Afin de mettre en œuvre une gestion adaptée et préventive de l’érosion côtière dans le contexte actuel de changement climatique et d’intensification des événements extrêmes, il est nécessaire de suivre son évolution dans le temps et dans l’espace. Pour cela, il existe diverses méthodes d’observations complémentaires.

Les observations in situ

Sur le terrain, l’observation la plus simple à mettre en œuvre est le suivi « paysager ». Le principe consiste à prendre une photographie d’un même paysage à différentes dates afin d’en noter de manière qualitative l’évolution.

De manière plus quantitative, un suivi morphologique par levé topographique (à terre) et bathymétrique (en mer) peut être mis en œuvre pour déterminer les secteurs où il y a un gain ou une perte de terrain. L’utilisation d’un système GPS de précision centimétrique permet d’enregistrer la position de points de repères et de comparer cette position à différentes dates. Les points peuvent être levés le long de transects (profil de plage par exemple) ou selon un maillage surfacique permettant une représentation en 3D du littoral. Selon la configuration des sites, le capteur GPS peut être monté sur une canne ou sur tout type de véhicule. En mer, le GPS est fixé sur une embarcation et couplé à un sondeur acoustique qui permet d’enregistrer les points sur les fonds marins côtiers. Les levés topographiques sont depuis peu également réalisés au moyen d’un capteur laser monté sur un trépied ou un véhicule. Cet instrument « scanne » le paysage et génère un nuage de points très dense permettant une représentation 3D très fidèle de la côte.

Afin de mieux connaître le stock sédimentaire et les épaisseurs de sable de la plage, des levés géophysiques sont possibles. À terre, il s’agit d’un radar à pénétration de sol, ou géoradar, et en mer d’un sondeur sismique qui envoie un signal dans le sous-sol et enregistre le retour du signal des couches géologiques.

Des suivis de la végétation permettent par ailleurs d’évaluer le rôle de cette dernière dans la fixation du sable, en partic [...]


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Écrit par :

  • : directeur régional du Bureau de recherches géologiques et minières, (B.R.G.M.) Rennes, responsable littoral régional
  • : directeur du Bureau de recherches géologiques et minières (BRGM) de Guadeloupe

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Pour citer l’article

Éric PALVADEAU, Ywenn DE LA TORRE, « ÉROSION DU LITTORAL », Encyclopædia Universalis [en ligne], consulté le 09 octobre 2019. URL : http://www.universalis.fr/encyclopedie/erosion-du-littoral/