PIGNON-ERNEST ERNEST (1942- )

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Le noir et blanc, le refus du cadre

Pour terminer cette approche des œuvres d'Ernest Pignon-Ernest, on soulignera deux de leurs caractères. Tout d'abord, ce sont des œuvres sans couleurs, des dessins en noir et blanc. Elles échappent ainsi à la fois à la tentation du trompe-l'œil et à celle du pathétique. Le sang n'y est pas rouge.

D'autre part, il n'y a pas de cadre autour des œuvres. Celles-ci ne se limitent pas à l'image : parmi les éléments qui constituent chaque œuvre, il y a le mur où elle se place, le sol au pied de ce mur, les habitants et les passants, les souvenirs et les fictions qui hantent la ville. En même temps, l'image creuse les murs, travaille et transforme l'espace urbain. Cette transformation est, la plupart du temps, acceptée par les habitants eux-mêmes, souvent aimée par eux.


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Écrit par :

  • : professeur émérite de philosophie de l'art à l'université Paris-I-Panthéon-Sorbonne, critique d'art, écrivain

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Pour citer l’article

Gilbert LASCAULT, « PIGNON-ERNEST ERNEST (1942- ) », Encyclopædia Universalis [en ligne], consulté le 23 novembre 2020. URL : https://www.universalis.fr/encyclopedie/ernest-pignon-ernest/